Plaisanterie mise à part, beaucoup de ces incidents possèdent une explication rationnelle : la rentrée dans l’atmosphère d’une météorite semble probable, en Bretagne comme à Perpignan.
Des avions ou des lanternes volantes expliquent aussi souvent les lumières observées. Il n’empêche : « 22 à 23% des phénomènes restent non identifiés », rappelle-t-on au Geipan, le très officiel Groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés français. Cet organisme, qui dépend du Cnes (Centre national d’études spatiales), recense les observations insolites effectuées à travers la France. « Le Geipan ouvre une vingtaine de dossiers par mois, précise-t-on au Cnes. Mais ils sont beaucoup plus sollicités : 50 mails mensuels, une dizaine d’appels téléphoniques. » Depuis 1979 et les premiers cas recensés par le Geipan, le département des Bouches-du-Rhône est celui qui a vu passer le plus d’ovnis : 38 en tout! « Mais tous les gens ne pensent pas forcément à nous contacter », regrette-t-on au Geipan. « Un travail qui ne sert strictement à rien », assène l’ufologue Jean-Pierre Petit, scientifique à la retraite qui pense que des extraterrestres nous rendent régulièrement visite. « Pourquoi ne pas essayer de comprendre comment fonctionnent ces engins, ça serait plus utile! »