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RHEDAE MAGAZINE : rennes le chateau , les templiers enigmes historiques ovni et phenomenes forteens





Glossaire
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ABANTONNE (Jehanne d') :
Grande prêtresse des Turlupins, secte contre-gnostique du XIVe siècle. D'une
grande beauté, elle se donnait à tous ceux qui la désiraient. Jetée en prison, elle
sera condamnée en 1372 à être brûlée vive.

ABEL :
Deuxième fils, après Caïn, selon la Bible hébraïque, d'Adam et d'Ève, il fut tué
par son frère aîné. Les mandéens le surnomment Ziva (le Lumineux). D'autres
gnostiques en font de même un être de lumière et l'appellent alors aussi Adacas ou
Adamas (ce dernier nom signifiant « diamant » ou « acier poli »).

ABOU YSSA :
Juif d'Ispahan de la fin du VII° siècle. Il s'efforça de concilier le judaïsme, le
christianisme et l'islam en une sorte de messianisme apocalyptique.

ABRAHAM (le patriarche) :
Personnage de la Genèse hébraïque, laquelle raconte qu'il commença sa
carrière en quittant la ville d'Our en Chaldée, Aour Khasdim. Mais ces derniers mots
signifiant "Lumière des Chaldéens", il faut en déduire qu'Abram (il ne portera le nom
d'Abraham que plus tard, sur l'ordre de Dieu) avait été initié aux mystères des mages
chaldéens, mais qu'il quitta ceux-ci pour suivre sa propre voie. Il est dit d'ailleurs "fils
de Térach"; or, ce nom était l'un de ceux de la Lune en Mésopotamie. Il est écrit en
outre qu'un jour, Abram rencontra Melkitsédec, roi de Salem, et qu'ils se
partagèrent du pain et du vin (Gen. XIV, 18-19), ce qui était, dans l'ancienne Egypte
et en Mésopotamie, un signe de reconnaissance entre initiés des cultes
monothéistes d'Osiris et de Mardouk.
Juifs et musulmans reconnaissent les uns et les autres Abraham comme leur
ancêtre. Car il engendra de Sarah, sa femme légitime, Isaac, qui est l'ancêtre des
Hébreux, et d'Agar, une servante de sa femme Sarah, Ismaël, que les musulmans
considèrent comme l'ancêtre des Arabes.

ABRAM :
Premier nom du patriarche Abraham. Abram pourrait signifier, Ab voulant dire
"père" en hébreu et ram, "grand, élevé", ancêtre; mais, si ram veut dire "bélier", ce
nom signifierait "Père d'un bélier". C'est effectivement un bélier qui sera substitué à
son fils Isaac au moment où, sur l'ordre de Dieu, Abraham s’apprêtait à l'immoler.
Abraham s'étant donc, en cette circonstance, montré entièrement soumis à Dieu, les
musulmans le considèrent comme ayant été le tout premier des leurs, puisqu' Islâm
signifie en arabe "Soumission".

AGARTTHA :
Région fabuleuse, dont on ne sait si elle est réelle ou imaginaire. Située sous
terre quelque part entre la Mongolie et le Thibet, elle serait habitée par une humanité
supérieure, dont les dirigeants gouverneraient occultement le monde. Ces derniers
auraient soutenu les bogomiles, puis les templiers. On a parfois affirmé aussi que
c'est dans cette région que résidait le "prêtre Jean" des nestoriens. Plusieurs
gnostiques prétendront avoir eu des contacts avec des "supérieurs inconnus"
mandatés par l'Agartha, entre autres Liddell Mathers, Max Heindl, Saint-Yves
d'Alveydre, Chérenzi-Lindt, Maurice Braive, etc…

AGLA :
Société de pensée de la Renaissance. Née au XIIIe siècle en France, elle
groupait des apprentis, compagnons et maîtres de la corporation des travailleurs du
livre, ainsi que des écrivains et des dirigeants. Rabelais et même le roi François I
pourraient avoir adhéré à l'AGLA, qui fut active surtout à Paris, à Lyon, à Montpellier
et jusqu'à Florence. La doctrine qu'elle professait continue celle des cathares et
d'autres gnostiques médiévaux, et elle préfigure celle des Rose-Croix.
L'AGLA vénérait en particulier le chiffre 4, symbole du nombre des lettres de son
sigle, lesquelles seraient les initiales des mots hébreux Atta Ghibor Léolam Adonaï
"Tu es puissant dans l'éternité, Seigneur", ou encore Aïéth Gadol Léolam Adonaï:
"Grand soit le Seigneur dans l'éternité".
Dans son De Arcanis Pierre Galatin fera d'Agla l'un des noms de Dieu luimême.

AHIRAIM (ou Adoniram). :
Maître d'oeuvre d’Hiram, roi phénicien de Tyr, à qui Salomon avait demandé
un architecte en vue de la construction d'un temple à Jérusalem. Pour que cette
construction soit appropriée à sa fonction, Salomon initia Ahiram et Hiram à la
Tradition et c'est ainsi que la Cabala passera au Liban (où avait d'ailleurs déjà
séjourné auparavant le patriarche Abraham, dans la région de Harran, la future
Carrhae des Romains.)
Ahiram aurait été assassiné par trois de ses compagnons auxquels, ne les en
jugeant pas aptes, il avait refusé l'accès à la maîtrise. C'est un des fondements de la
tradition maçonnique, selon laquelle il y aurait eu, dans l'histoire ésotérique trois
"meurtres rituels": celui d'Abel par Caïn, celui d'Ahiram par trois compagnons et celui
de Jésus par les autorités en place.
Selon une tradition islamique, ce ne serait pas de Salomon, le roi des
Hébreux, que Balkis, la reine de Saba, aurait été l'amante, mais d'Adoniram, et c'est
du fils de ce dernier que descendraient les rois de l'Abyssinie.

AHRIMANE :
Contraction du nom d'Angra-Mainiou, l'esprit mauvais de la religion
mazdéenne et du manichéisme.

AILLY (Pierre d') Compiègne 1350 - Avignon 1420 :
Théologien et astrologue. Auteur d'un Tractatus super Reformationem
Ecclesiae (Traité sur la réforme de l'Eglise), d'une Concordantia Historiae et
Astrologiae (Concordance de l'histoire et de l'astrologie) et d'une Imago Mundi
(Image du Monde) qui sera l'une des sources d'information de Christophe Colomb. Il
soutint notamment, comme avant lui Alboumazar et Roger Bacon, que la naissance
des grandes religions s'était produite sous des conjonctions planétaires
remarquables, et il prédit la fin du monde pour environ 1785.
Fait cardinal par l'anti-pape Jean XXIII en 1412, Pierre d'Ailly participa au
concile de Constance de 1414, au cours duquel il se prononça pour la primauté des
conciles sur le pape. Il eut de nombreux disciples, parmi lesquels le célèbre
théologien Jean Germen.

AKKADIENS :
Peuple sémite primitif des bords du Tigre, qui envahit et conquit les pays de Sumer, sur le Tigre également, dont les populations étaient indo-européennes, et de la Chaldée, sur l'Euphrate, peuplée également de sémites, qui les civilisèrent.
Avant ces conquêtes, la religion akkadienne ne connaissait comme Dieu suprême que le Soleil, qui était la Grande Déesse Mère et avait deux enfants: son fils, Shahar (la Lune), et Athtar (notre Vénus), qui était une divinité masculine, dieu de la guerre comme étoile du matin, mais féminine et déesse de l'amour comme étoile du soir et appelée alors aussi Ishtar.
Au contact des populations chaldéennes et sumériennes, les akkadiens se civilisèrent et adoptèrent la mythologie des peuples qu'ils avaient conquis.

ALBERT le Grand (1193-1200). :
Dominicain allemand, Albert de Bollstadt, dit le Grand, fut magiste, théologien
et homme de science. Il sera canonisé par l'Eglise, ayant compté parmi ses disciples
un autre théologien, Thomas d’Aquin, canonisé lui aussi, qui contribuera comme lui
propager en Occident les oeuvres et la pensée d'Aristote et d'Augustin.
N'étant pas dualiste, Albert le Grand ne saurait non plus être considéré
comme gnostique, mais ne peut néanmoins être passé sous silence, car il pratiqua
notamment l'astrologie et l'alchimie, s'illustrant en ces arts au point de passer pour
un maître des plus éminents en la matière et il influencera de nombreux autres
penseurs, notamment gnostiques.
Il fera d'ailleurs un remarquable effort de synthèse entre l'alchimie, les
sciences expérimentales, la philosophie grecque et la théologie chrétienne,
aboutissant parfois, comme l'avait fait aussi le savant et philosophe arabe Averroès,
à la thèse de la "double vérité" : la vérité de la science et celle de la religion peuvent
être différentes. Cependant, pour Albert, la première reste toujours subordonnée à la
seconde.
Pareille attitude peut paraître spécieuse, et elle l'est souvent en effet, mais elle
a permis à Albert le Grand d'affirmer impunément des vérités scientifiques jugées
suspectes, telles que la sphéricité de la Terre, n'hésitant pas à taxer d'ignorance
ceux qui affirmaient que des hommes vivant aux antipodes devraient nécessairement
tomber dans le vide...

ALBIN :
Philosophe juif néo-platonicien du IIe siècle de notre ère, Albinus ou Albin fit des idées platoniciennes les modèles sur lesquels le Créateur façonnerait la matière pour en tirer les créatures. L'Âme dependant, pour Albin, n'est pas individuelle, mais universelle.
De même, comme son contemporain Marcion, distingue-t-il deux Dieux: le Dieu Un, Être ineffable qui engendra l'Intelligence, pur effet de sa divinité, et l'Âme universelle ; et le Dieu créateur, qui façonna les astres, les démons et le monde sublunaire à partir de la matière en prenant pour modèles les idées émanées de la triade précédente. Ces dernières, le Dieu Un, l'Intelligence et l'Âme, ne sont pas sans analogies avec l'Atzilout de la Cabbale, qui comprend Kéter, Bina et Chokma.

ALBRECHT von Scharffenberg :
Auteur de Titurel (vers 1270), qui est la suite et fin du dernier ouvrage de
Wolfram von Eschenbach

AMMNIOS SACCAS (175-242). :
Philosophe néo-platonicien égyptien, qui fut d'abord chrétien et pourrait être l'auteur d'un Diatessaron grec sur le modèle du Diatessaron syriaque de Tatien.
Mais il rompit avec l’Église romaine et s'employa dès lors à rapprocher les diverses religions et philosophies connues à son époque.
Il est ainsi le fondateur de l'histoire des religions et le précurseur des théosophes contemporains.
Les disciples d'Ammonios Saccas se dénommèrent "philalèthes" (amis de la vérité).
Il fut notamment le maître de Plotin et d'Origène.

ANNUBION :
Astrologue égyptien originaire de Diospolis. Ayant adhéré au simonisme, il
accompagnera Apion à Rome quelque temps, mais rentrera ensuite en Égypte.

ANOSH :
Nom d'Enosh, fils de Seth, chez les mandéens, qui en font toutefois un fils
d'Abel (Hibil), un frère de Seth (Shitil).

APELLÈS :
Chrétien gnostique du IIe siècle, qui systématisa les enseignements de
Cerdon et de Marcion dans deux ouvrages : les "Syllogismes" et les "Révélations",
qu'il publia à Rome. Il y professait qu'il y a un Dieu suprême, bon et unique, auquel
sont subordonnés un ange juste qui a créé toutes les choses matérielles, un ange de
feu qui a parlé à Moïse et un ange qui est l'auteur du mal. Ces trois anges ne sont
que des créatures de Dieu et la Bible hébraïque est mensongère au sujet de ce
dernier.
C'est pour apporter aux hommes la vérité à son sujet que Jésus, son fils, est
descendu sur Terre, où il se composa, au moyen des éléments cosmiques, un corps
de chair.
Il a été "pendu au bois" par des juifs, mais il est ressuscité et il est réapparu à
ses disciples; puis, se dépouillant de sa chair en rendant successivement aux
éléments les substances de son corps, il est retourné vers son Père, le Dieu bon,
laissant à ses disciples la semence de vie qu'il leur incombe de porter aux croyants.

APION :
Simonien originaire d’Alexandrie.
Il exerça à Rome la profession d'avocat à l'époque de Caligula, de Claude et
de Néron, mais il était aussi grammairien et littérateur, et il a écrit notamment des
études sur Homère.
Violemment hostile aux juifs, Apion affirmait, entre autres, que le Temple de
Jérusalem abritait la statue en or d'un dieu à tête d'âne.
Il eut pour adversaires notamment Philon d'Alexandrie, Flavius Josèphe et
peut-être aussi Syméon Pierre, tandis qu'il pourrait avoir été l'avocat de l'apôtre Paul.
Josèphe écrira vers 94 un pamphlet célèbre en deux livres contre Apion

APOLLÔNIOS de Tyane (2-99 ?) :
Célèbre, mais énigmatique philosophe, magiste, théurge et thaumaturge,
originaire de la Cappadoce, mais qui voyagea beaucoup, tant en Perse et en Inde
que dans tout l'Empire romain, accomplissant partout des prodiges, principalement
des guérisons remarquables, des retours à la vie de personnes supposées mortes,
des visions prémonitoires. C'est ainsi qu'il prédit notamment à Vespasien, alors
seulement chef des armées de Néron en Palestine, qu'il serait un jour empereur. De
même, s'étant finalement établi à Ephèse, où il rencontra notamment Jean l'Apôtre, il
y eut la vision du meurtre de l'empereur Domitien à Rome le jour même où cela se
produisit, en 96.
A Ephèse, Apollônios avait fondé une secte initiatique philosophique très
fermée, dont les rites secrets étaient d'inspiration gnostique. De ses nombreux
voyages il avait d'ailleurs rapporté des livres très anciens, qui sont malheureusment
perdus; mais des passages de ces livres, ainsi que d'annotations faites sur ceux-ci
par son disciple Damis,sont réputés se retrouver dans quelques uns des traités
hermétistes qui ont été conservés.

APOLLÔS :
Disciple de Jean le Baptiseur, Apollôs se rendit en Égypte, où il connut Philon
d'Alexandrie, et il devint également un des disciples de ce dernier, fréquentant
notamment comme lui les thérapeutes du lac Maréotide. Ayant appris les morts
violentes de Jésus le Nazarénien, de Jean le Baptiseur et d'Etienne, en 30, en 35 et
en 37 environ, Apollôs écrivit le livre de la Sagesse en l'attribuant à Salomon : ce
livre sera admis dans le canon chrétien d'abord, puis classé parmi les
deutérocanoniques; il y est clairement fait allusion à ces exécutions, ainsi qu'aux
incidents qui marquèrent, en Judée et en Egypte le règne de Caligula, ce qui permet
de le dater d'environ l'an 40.
Apollôs ira ensuite à Ephèse, où il rejoindra d'autres disciples du Baptiseur qui
s'y étaient réfugiés après la lapidation d'Étienne, et il y opéra d'assez nombreuses
conversions. Il participa probablement aussi à la rédaction d'une version
antécanonique du IVe Évangile c'est sous son influence qu'y fut introduite
notamment, selon toute vraisemblance, la notion philonienne du Logos
Il se rendra aussi à Corinthe et, pendant son absence, l'apôtre Paul arriva à
son tour à Ephèse. Apollôs le rencontra à son retour et, après l'avoir combattu, il
parvint à s'entendre avec lui. Dès lors, les johannites d'Éphèse et les chrétiens
pauliniens fusionnèrent en une seule Eglise.

APULÉE (124-175). :
Poète latin d'origine africaine, magiste et hermétiste, qui fit de nombreux voyages en Grèce, en Asie, en Italie. Il fut initié aux mystères d'Isis et Osiris et il est l'auteur de "l'Âne d'or" et de De Deo Socratis .On lui attribue en outre la version latine du "Discours parfait" (Logos téléios) du Corpus Hermeticum

AQUIBA ben Iossef (vers 70 - 135). :
Exégète juif du début du Ie siècle, encore appelé Akiba ou Akiva, compagnon
de Symeon Bar Iochaï et fondateur avec lui du cabbalisme. Il passa pour être allé au
Ciel et en être revenu, en étant autorisé à utiliser pour ce voyage le kabod ("gloire"
ou "trône" de Dieu), ce qui est sans doute une interprétation matérialiste d'une autre
légende le concernant, selon laquelle il se serait aventuré avec trois autres rabbis
dans le pardès (verger) de la Cabbale et serait le seul des quatre à avoir pénétré
tous les arcanes de celle-ci sans perdre la vie, la raison ou la solidité de sa foi,
comme cela arriva aux trois autres.
Un autre de ses compagnons fut Papias ben Iéhouda. Ce dernier, Syméon Bar
Iochaï et lui participeront, aux côtés de Syméon Bar Kochba, à la révolte de ce
dernier contre les romains en 132. Bar Kochba fut tué au combat en 135 et Papias
parvint à s'enfuir, mais Aquiba fut fait prisonnier et il sera exécuté à Césarée dans
des conditions atroces.

ARIALO :
Diacre milanais qui, en 1057 , souleva les patarins contre le clergé catholique,
auquel il reprochait sa richesse outrageusement ostentatoire.
Il sera massacré par les gardes de l'archevêché en 1066.

ARISTARQUE de SAMOS. :
Le plus grand astronome d'avant notre ère mérite, bien qu'il ne fût peut-être
pas gnostique, d'être mentionné dans cet ouvrage, car il eut le mérite considérable
d'affirmer sur des bases solides, dès le IIIe siècle avant l'ère chrétienne , le système
héliocentrique du monde, qui n'avait été que pressenti philosophiquement par les
pythagoriciens, notamment par Philolaos, et partiellement par Héraclide du Pont,
lequel avait déjà affirmé que Mercure et Vénus tournaient autour du soleil.
Mais les théories d’Héraclide et d'Aristarque seront rejetées par Aristote, et
Aristarque sera accusé de "troubler le repos des dieux" . . .
L'héliocentrisme sera néanmoins professé par les hermétistes, les cabbaliens
et les bogomiles .

ARISTOTE :
Le principal des disciples de Platon ne fut toutefois pas gnostique, mais
naturaliste,et il est, à ce titre, justement revendiqué par les scientistes comme leur
précurseur.
Il est toutefois l'auteur aussi d'un curieux traité "Sur la divination par les rêves."
A vrai dire, Aristote reprit de son maître Platon surtout ses erreurs , comme
l'héliocentrisme.
Au Moyen-Age, Thomas d'Aquin tentera de concilier son enseignement avec
la doctrine chrétienne officielle: le thomisme est donc la combinaison de deux
philosophies erronées.
Aussi, à la Renaissance, Paracelse ne ménagera-t-il pas ses sarcasmes
contre Aristote et ceux qui invoquaient son autorité, ce qui lui vaudra, bien entendu,
beaucoup d'ennemis.

ATHANASE (295-373) :
Diacre d'Alexandrie qui s'opposa violemment à l'arianisme. Il sera
nommé patriarche de cette ville, mais déposé en 335 par Constantin, excédé de son
fanatisme, puis néanmoins rétabli par Jovien en 363. Il a écrit une "Vie d'Antoine", où
il personnifie le Mal sous les traits du Diable, qui harcèle le célèbre anachorète des
tentations les plus diverses, ce qui a inspiré nombre de littérateurs et de peintres
célèbres .

ATTIS :
Dieu phrygien, personnification de la jeunesse, qui aurait, selon sa
légende, été aimé de la déesse Cybèle. Il était censé mourir et renaître chaque
année au printemps, comme Dionysos, fils de Zeus, auquel il sera assimilé par
l'orphisme. Celui-ci reprendra aussi du culte d'Attis la coutume de prendre des repas
sacrés en commun, ce que feront aussi les esséniens de Judée .
Les prêtres du culte d'Attis portaient le titre de "galles". Quand
l'empereur Claude officialisera le culte d'Attis et de Cybèle dans l'Empire romain, il
nommera un "archi-galle", ayant sa résidence à Rome .

AZOURA :
Fille d'Adam et d'Êve, née après Seth, dont elle sera l'épouse, selon plusieurs traités gnostiques.

Abramelin le Mage :
Oeuvre composée au XIVe siècle, peut-être à Zagreb, par un juif converti au
christianisme. Â mi-chemin des mystiques juive et occidentale, elle a pour sujet les
anges et les démons. Elle sera le livre de base des "Elus Cohens de l'Univers",
obédience maçonnique fondée par Martines de Pasqually. Elle a aussi influencé
Aleister Crowley et l'ésotériste contemporain Robert Ambelain, qui en a
édité une version française (Paris, 1959).

Achamôth :
Nom de la Sagesse déchue dans le système gnostique de Salomon Valentin
(v. ce nom). Achamôth est vraisemblablement une déformation de l'hébreu Chokma
(Sagesse).

Adacas :
Autre nom d'Abel chez certains gnostiques.

Adam :
Le premier homme (ha-adam selon la Genèse hébraïque) D'après celle-ci,
Dieu aurait tiré de lui la première femme, qu'il appellera Eve (Chawa) après que Dieu
eut découvert leur désobéissance, et dont il aura trois fils : Caïn, Abel et Seth, ainsi
que des filles (dont Azoura, appelée Nôréa par les séthiens).
Selon d'autres traditions, Adam aurait eu d'abord pour épouse Lilith.


Adam Cadmon :
Nom que donnent les cabalistes à l'"Homme primordial", l'Anthrôpos de
l'hermétisme, c'est dire l'homme archétypique tel que Dieu le conçut de toute éternité
dans sa pensée avant de réaliser sa création matérielle.
Cet Homme aurait, selon les cabbalistes, franchi successivement avant cette
création les quatre mondes de l'arbre séphirotique : d'Atzilout, le monde des
archétypes, il passa dans B'ria, le monde de la création, où il prit la forme d'un
archange puis dans létsira, où il devint un simple ange; dans Assia enfin, il revêtit le
corps de l'homme de chair modelé par Dieu.

Adamas :
Nom que porte, chez les séthiens, l'Homme primordial, qui est l'Anthrôpos de
l'hermétisme, et chez d'autres gnostiques Abel le lumineux.

Adamites :
Secte gnostique du XIe siècle, fondée en 130 par Prôdicos. Elle tenait Adam
pour le premier de tous les prophètes. Ses adeptes se dévêtaient entièrement pour
prier

Adonaï :
Les prêtres de Juda ayant, à l'époque de la captivité de Babylone, défendu
sous peine de mort par lapidation d'encore dire le nom de IHWH, dont la
prononciation exacte n'était plus connue, les juifs remplacent ce nom depuis lors par
d'autres vocables, tels que Ha-Shem le Nom, Macôm le Lieu, etc..., un des plus
fréquents étant Adonaï qui veut dire "(mon) Seigneur". C'est pourquoi, dans la Bible
grecque chrétienne, le tétragramme est toujours traduit par Kyrios qui veut
également dire "Seigneur".
Quelques sectes gnostiques donneront le nom d'Adonaï ou Adonaïos à
l'archonte qui gouverne, selon eux, le Soleil et qui a la forme d'un aigle.

Adonis :
Dieu phénicien, adoré également sous les noms de Tammouz, Doumouzi,

Aigle :
Symbole solaire. Pour différentes sectes gnostiques, l'archonte du Soleil a la
forme d'un aigle.
C'est cette forme aussi que, dans la mythologie grecque, Zeus aurait prise
pour enlever le berger Ganymède afin de l'.emmener dans l'Olympe, où il deviendrait
l'échanson des dieux.
Pour les Séthiens, le fils du Père céleste et de Barbêlô, Christ était apparu
sous la forme d’un aigle au sommet de l’arbre de la connaissance du Jardin d’Eden
au moment de l’Epinoïa, la pensée du Père, ayant, elle, la forme d’un serpent, révéla
la gnose à Ève et à Adam. Pour les mandéens, c’est de même la Sagesse divine qui,
sous la forme d’un aigle, perché sur un arbre à l’embouchure de l’ Euphrate, avait
enseigné aux hommes la vérité.
C’est un aigle encore qui, dans les versions éthiopiennes et syriaques de l’
« Apocalypse de Baruch », sert de messager entre Baruch à Jérusalem et Jérémie
en exil.
Irénée fera de l’aigle l’animal allégorique de l’Évangile selon Marc, mais les
chrétiens l’ont traditionnellement attribué à l’Évangile selon Jean

Alchimie :
L'alchimie, qui est sans doute née en Chine, puis s'est répandue jusqu'en Grèce, où elle fut illustrée notamment par le philosophe Démocrite, lequel l'introduisit en Égypte, est indépendante de toute religion et ses principes ne se rattachent pas au gnosticisme.
Pour les alchimistes, le salut ne doit pas venir de la Divinité, mais de l'esprit même de l'homme qui la pratique. Cependant, de nombreux gnostiques ont pratiqué l'alchimie, entre autres les ismaéliens musulmans, par qui elle s'est répandue en Europe occidentale, via l'Espagne.
Pour les alchimistes, les éléments sont à la fois matériels et spirituels. Dans leur état matériel, ils sont grossiers, opaques, épais. Dans leur état spirituel, ils sont subtils, fins, éthérés.
En travaillant à purifier la matière brute, l'alchimiste se spiritualise lui-même.
A noter encore le fait que, pour l'alchimie, traiter la materia prima dans un creuset (crux) se dit la "crucifier".

Amalécites :
Peuple dont l'habitat, aux temps bibliques, se situait entre l'Idumée et l'Arabie et qui fut en lutte contre les hébreux lorsque ces derniers eurent conquis Canaan, la Terre promise.
Comme les habitants de celle-ci, les amalécites donnaient à la Divinité le nom d'El. Leur religion initiatique était semblable à celle de l'Égypte ancienne et leurs prêtres étaient d'ailleurs admis dans la hiérarchie sacerdotale égyptienne et réciproquement.
Ils semblent avoir été les descendants de mages réfugiés sur le Caucase au moment d'un déluge, redescendus ensuite dans la plaine et ayant grossi leur nombre en initiant à leurs traditions plusieurs personnes parmi les peuplades dont ils traversèrent les territoires avant de se fixer au nord de la péninsule arabique.
Ils se confondent peut-être avec les Elamites. Ils seront dispersés par Saül et David. Certains d'entre eux se réfugieront à nouveau dans des montagnes et peut-être ces derniers comptent-ils parmi les ancêtres des Druzes.
Selon certains cabbalistes, la révolte des anges rebelles eut lieu lors d'une bataille entre les hébreux et les amalécites, pour lesquels ils avaient pris parti. Dieu les aurait ravalés alors au rang de démons.

Angélologie :
Dans la Bible hébraïque, il est souvent question d'"anges des élohîm" ou "de
Dieu", c'est-à-dire d'envoyés, de messagers (malakîm) que les Septante, traducteurs
alexandrins de la Bible en grec, appelèrent angheloï, d'où le latin angeli et le français
"anges".
Leur nature exacte ne ressort pas clairement du contexte de la Bible, mais les
écrits juifs dits "intra-testamentaires", c'est-à-dire ceux qui se placent entre l'Ancien
et le Nouveau Testament chrétien, en feront, en particulier les livres d'Hénoch, des
êtres surnaturels, d'essence intermédiaire entre la Divinité et les hommes.
Cette conception sera reprise par le christianisme, puis par l'Islam, tandis que,
pour Philon, les anges seraient des âmes qui ne se sont pas encore unies à un corps
d'homme et qui apparaissent dans le monde sublunaire comme des agents du Logos
émanation de la Divinité, qui est sa Sagesse; ils aident les hommes dans leur lutte
contre les passions mauvaises et transmettent à Dieu leurs prières.
Ces êtres d'une nature intermédiaire entre la nature humaine et la nature
divine jouent souvent un rôle important dans les doctrines gnostiques, il convient
d’esquisser ici les principales conceptions qui ont cours à leur sujet, d'autant plus
que les religions chrétiennes catholiques et orthodoxes elles-mêmes reconnaissent
l'existence des anges et ont leurs propres angélologies.
Selon toutes ces traditions, les anges célestes seraient hiérarchisés en trois
fois trois "classes" (dans le sens à peu près du latin classis, "armée" ou "escadre"),
donc neuf classes au total.
Il y a tout d'abord les anges proprement dits, ishîm en hébreu, les "fantassins"
en quelque sorte, analogues aux férouêr perses et aux genii latins. Leur élément est
l’air Ils sont aussi appelés "fils de la vie". Dans certaines croyances, un ange de cette
"classe" est attaché à chaque homme ou femme (chez les latins, il porte alors, s'il est
le gardien d'une femme, le titre de iuno) avec la charge de le ou de la suivre et de le
guider - d'incarnation en incarnation notamment,pour ceux qui croient à la
métempsycose - : c'est « l’ange gardien » des chrétiens, dont il est question
notamment dans "Le Pasteur" d'Hermas.
Au dessus de ces anges sont les archanges analogues aux açouras des
hindous. Leur élément est le feu.
Viennent ensuite les archées ou "puissances" (élohîm en hébreu), qui sont
censés présider aux grands mouvements, de foule ou de pensée, aux révolutions, à
l'entrée en scène des personnalités dirigeantes qui font l'histoire. Les archanges sont
censés être leurs enfants (b'néi élohîm)
Les premiers anges de la deuxième triade sont appelés vertus. Ils
correspondent aux dêvas des hindous. Viennent ensuite les dominations qui sont
censés êtres les ordonnateurs du système planétaire. Puis les principautés ou
princes que certains gnostiques assimilent aux Elohîm de la Genèse, organisateurs
de la Terre et créateurs d'une première humanité, composée comme eux, "à leur
image", d’êtres mâles et d'êtres femelles (Gen. I 27).
Vient enfin la troisième triade, avec tout d'abord les trônes puissances
suprêmes régissant les dons et les sacrifices. Puis les chérubins dont le nom est issu
de celui des khéroubîm assyriens, êtres surnaturels au corps de taureau avec une
tête d'homme, les pattes arrières et une queue de lion, et des ailes d'aigle ils sont les
reflets de la Lumière divine, de l'Aïn des cabbalistes. Enfin, les séraphins anges de
l’amour dont le nom a la même racine que l'hébreu saroph qui veut dire "brûler"
Parmi les "princes", Lucifer (qui, pour d'autres, serait un chérubin), le porteur
de lumière, osa se mesurer à Dieu. Il fut vaincu et entraîna dans sa chute des
archanges et des anges qui s'étaient rebellés avec lui.
Selon certaines traditions, Caïn n'aurait pas été un fils d'Adam et d'Ève, mais
celui de Lucifer et de Lilith, celle-ci ayant d'ailleurs été la première femme d'Adam.
Selon d'autres traditions encore, qui associent chaque classe d'anges à une
planète, les astéroïdes qui gravitent entre les orbites actuelles de Mars et de Jupiter
seraient les débris de la planète qui correspondaient à Lucifer et dont la destruction
aurait été une conséquence de la chute de ce dernier.
Ajoutons cependant que, dans la Perse antique et actuellement dans l'Islam
chiïte, il n'y a que deux catégories d'anges : les anges (ordinaires) et les chérubins,
qui sont des "archanges", des anges supérieurs.

Apocalypse johannite :
Le dernier des livres du canon chrétien est attribué, en son entier à l'apôtre
Jean, un des disciples de Jésus le Nazaréen, mais il paraît bien être en fait une
compilation de deux ou de trois oeuvres antérieures : la première, écrite sans doute
en 62 ou en 63 par Marc l'évangéliste (qui s'appelait aussi Jean : V. Actes des
Apôtres XII 25); la deuxième, écrite vers 80, au moment de l'éruption du Vésuve; la
troisième, composée probablement en effet par Jean l’Apôtre, vers 95, au moment
de son exil à Patmos, avec des épîtres aux sept églises d'Asie.
Le compilateur final est sans doute Papias, qui se disait disciple de Jean
l'Apôtre (qu'il appelle plus volontiers Jean le Théologue) et aussi de Jean le Doyen
mais qui était aussi cabaliste, car il fut aux côtés du rabbi Aquiba au moment de
l'insurrection de Syméon Bar Kochba de 132 à 135. C'est sans doute après l'échec
de celle-ci qu'il se réfugia à Ephèse avec le rabbi Tarphon, qu'il s'y convertit au
christianisme johannite et qu'il fusionna en un seul, les deux ou trois textes
mentionnés ci-dessus.
Comme la plupart dos cabalistes, Papias faisait tout aller par sept. Il dit
notamment que les disciples principaux de Jésus avaient été sept, tout comme ceux
de Syméon Bar Iochaï, l'auteur présumé du Sepher ha-Zohar, que Papias avait bien
connu aussi, et Bar Iochaï appelait ses sept disciples, ses "yeux". De même, dans
l'Apocalypse johannite, presque tout tourne autour du nombre sept, notamment les
sept cornes et les sept yeux de l'Agneau (Ap. V 6). En outre, les citations et les
allusions les plus nombreuses proviennent du livre d'Ezéquiel un des plus en
honneur auprès des cabalistes (Mercaba) et le nombre des chapitres qui la
composent est de vingt-deux, le nombre des lettres de l'alphabet hébreu.
L'oeuvre se présente comme une vision prophétique que Jean aurait eue à
Patmos. L'Église connaîtra de nombreuses tribulations, mais à la fin des temps
Jésus reviendra pour procéder au grand jugement ; puis il y aura de nouveaux Cieux
et une nouvelle Terre, où il régnera mille ans dans une Jérusalem nouvelle, entouré
de 144 000 justes. Après quoi tous remonteront dans l'Empyrée pour l'éternité et
l'univers matériel sera consumé par le feu.

Apocalypses :
Le mot "apocalypse" est la francisation d'un mot grec qui signifie "révélation".
Il s'agit de visions prophétiques relatives, pour la plupart, à la fin des temps et aux
cataclysmes qui doivent la précéder. Ce genre littéraire est d'origine iranienne.
Il a été beaucoup utilisé par les juifs et par les chrétiens.
Les apocalypses juives les plus célèbres sont le 3e livre de Baruch la
Révélation d'Abraham , la Révélation d'Elie. La plus célèbre apocalypse chrétienne
est celle qui a été mise sous le nom de l'apôtre Jean.
Il y a aussi des "petites apocalypses" insérées dans d'autres oeuvres, comme celles du livre de Daniel et celles des trois Évangiles synoptiques et de l'Évangélion marcionite.
Il y a enfin des Apocalypses de Pierre, dont l'une fut bien près d'être admise dans le canon des Écritures chrétiennes, car elle est mentionnée dans le fragment dit "de Muratori" comme étant de valeur égale à celle attribuée à Jean.

Apocalypses de Pierre :
On connaît deux oeuvres portant le titre « d’Apocalypse de Pierre ».
La première, qui date du troisième quart du II° siècle, est probablement
l'oeuvre de Clément, secrétaire des évêques de Rome Pie Ier et Anicet. Elle se
présente comme un complément au premier chapitre des Actes des Apôtres. Pierre y
joue un rôle important.
La deuxième, écrite sans doute pour faire pièce à la première, est une oeuvre
séthienne qui paraît dater de la fin du II° siècle ou du début du III°. De tendance
nettement gnostique et docétiste, elle conteste violemment la hiérarchisation de
l’Église romaine.

Apsou :
Divinité égyptienne, ancêtre des autres dieux, analogue au Zervane Akérène des mazdéens et des parsis. Oswald Wirth l'a assimilé au Fou des arcanes majeurs du tarot, lame que les égyptiens appellent "le Retour".

Arca :
Mystérieuse terre (peut-être une planète d'un autre système stellaire ou un
satellite d'Uranus) dont il est question dans Jérémie (X, 11-12) et dans le Zohar ( I, 9
b). C’est d'elle que pourraient provenir les extra-terrestres que la Genèse appelle
Elohim. Caïn y aurait été relégué après le meurtre d'Abel.

Archanqes et archontes :
On sait que les traditions juives et chrétiennes répartissent les anges célestes en
neuf "classes", dont la deuxième est celle des archanges (en hébreu : b’néi élohîm,
"enfants des élohîm") .
Quelques uns de ceux-ci se seraient révoltés contre Dieu, avec à leur tête Azazel
( appelé en latin Lucifer) , qui était lui-même, selon les uns un chérubin, un prince
selon les autres, et ils furent vaincus par d'autres anges, menés par Michel: ce sont
ces anges déchus que les chrétiens traditionnels appellent les "mauvais anges", les
diables ou les démons.
Mais, dans plusieurs systèmes gnostiques, sept d'entre ces "démons" sont les
maîtres des sept cieux que ces systèmes placent entre la Terre et l'Empyrée, et
chacun d'eux est alors appelé "archonte" (en grec : archôn).
Ils ont chacun la forme d'un animal. Dans quelques textes, le fils du Dieu de lumière
et de bonté, lorsqu'il descend sur la Terre accomplir sa mission salvatrice, prend
successivement la forme de chacun de ces animaux, à fin de tromper la vigilance de
l'archonte maître de chacun de ces cieux.
Cependant, dans d’autres systèmes, chaque planète est en outre gardée par un
archange, ce dernier et l'archonte maître du ciel de cette planète étant
perpétuellement sur pied de guerre.
Il est possible de dresser le tableau suivant des noms des archanges, des archontes
et des animaux dont ces derniers ont la forme pour beaucoup de sectes gnostiques
(avec cependant de nombreuses variantes), y compris pour la plupart des
cabbalistes, qui associent en autre aux planètes et à leurs gardiens les sept lettres
dites "doubles" de l'alphabet hébreu
Cependant, dans Pistis Sophia, oeuvre d'un disciple de Salomon Valentin, les archontes sont au nombre de douze, ayant chacun également la forme d'un animal.
Leur correspondance avec les signes du zodiaque n'est pas claire.

Archontiques :
Nom qui est parfois donné aux Séthiens de Syrie et d'Arménie , pour lesquels
Seth se serait réincarné en Derdikéa et en Melkitsédec ( mais pas en Jésus) .

Argot, art gault, art goth, art gothique. :
L'origine du mot "argot" est très controversée.
Il désigne d'ailleurs deux réalités assez différentes, bien que voisines et se
recouvrant l'une l'autre : le langage convenu des malfaiteurs et du monde de la
prostitution, d'une part, dans toute la France et dans plusieurs pays de langue
française; le parler populaire des parisiens, d'autre part.
Toutes ces controverses et ces méprises proviennent de ce qu'ont été
confondues, à tort sans doute, mais presque inévitablement, trois éthymologies
différentes, phénomène dû à des homonymies, dont le quadruple titre de la présente
notice offre d'ailleurs un parfait exemple.
Il semble bien que le véritable argot n'ait été autre, à l'origine, que le langage
propre, le "jargon" des filateurs et des merciers de la région de Troyes, le mot "argot"
lui-même dérivant du nom d'un de leurs outils, dénommé "argue".
Cet argot semble bien, en effet, avoir été aussi le langage particulier des
"argotiers" lorrains (encore appelés "aricotiers" ou "arcandiers"), nom que l'on
appliqua au XVIe siècle à des fermiers besogneux, à des ouvriers médiocres, à de
petits marchands ambulants auxquels se mêlèrent des merciers ruinés et des gueux, Et c'est à partir de cette classe sociale que leur langage se répandra dans
toute la gueuserie de France, puis dans la pègre.
Mais auparavant, il y avait eu aussi l'art gault.
"Gault" est un mot de l'ancien français, d'origine celtique, synonyme de
"gaulois".
L'art gault est donc l'art original des Gaules.Il ne fut supplanté que
temporairement par l'art dit "roman" à l'époque gallo-romaine et sous les deux
premières dynasties des rois de France .
Lorsque cet art roman fit place à l'architecture ogivale, ce fut en réalité un
retour aux sources, à « l' art gault ».
Mais, par une fâcheuse homonymie, due également à l'influence des
humanistes de la Renaissance italienne, pour qui tout ce qui était, à leurs yeux,
barbare était "goth", le style ogival, art gault, fut orthographié "art goth" , puis qualifié,
par un contre-sens énorme, d'art "gothique" , nom qui lui est malheureusement resté
et qui fit croire que cet art était d'origine germanique, croyance favorisée par le fait
que les premières dynasties des rois de France avaient été d'origine germanique:
mais on a rappelé que, sous les mérovingiens et les carolingiens, c'est au contraire
l'art roman qui avait prévalu en Gaule.
Or, les bâtisseurs de cathédrales utilisaient entre eux, eux aussi, un langage
convenu, destiné à sauvegarder certains secrets connus seulement des initiés admis
dans leurs confréries.
C'est ce langage des praticiens de l'art gault qui fut confondu avec l'argot, le
langage des merciers, des colporteurs et des gueux, comme vu plus haut, par un
phénomène d' homophonie quasiment inévitable .
Au moment où la franc-maçonnerie spéculative se distingua de la maçonnerie
opérative, ce langage ne fut plus utilisé que par cette dernière, c'est-à-dire par des
artisans et des ouvriers, que les préjugés de classe du XIXe siècle ravalèrent aux
derniers rangs de la société.
Cela provoqua sa dégénérescence et son extension à la pègre des voleurs et
des filous de toutes espèces, au sein de laquelle avait déjà pénétré l'argot
proprement dit, celui qui est, on l'a vu, d'origine lorraine et champenoise.
C'est ce langage dégénéré, mais ayant gardé de ses origines sa vigueur et sa
verdeur expressives et souvent pittoresques qu'ont décrit dans certaines de leurs
oeuvres Honoré Balzac et Victor Hugo, avant d'être illustré dans "La Chanson des
Gueux" de Jean Richepin .
Ces consécrations littéraires, suivies du phénomène d'égalisation des classes
sociales qui s'est développé en Occident depuis 1920, ont fait que l'argot , au terme
de son évolution, se répand de plus en plus dans le langage courant, au point qu'il
tend à se confondre aujourd’hui avec le niveau familier de la langue .

Ascension d'Isaïe :
Apocalypse judéo-chrétienne d'inspiration gnostique de la fin du Ier ou du
début du IIe siècle.
Elle se compose de deux parties, dont une première version de la première,
écrite en hébreu, était l'oeuvre d'un juif.
Cette première partie décrit le martyre du prophète Isaïe, scié en deux au
moyen d'une scie à bois sur l'ordre du roi Manassé, fils d'Ezéchias .
Le prophète est, pendant son martyre, ravi en extase jusqu'au septième ciel,
où il retrouve d'autres prophètes et des patriarches.
Dans la seconde partie, qui est exclusivement chrétienne, Isaïe est mené, au
septième ciel, auprès du Très-Haut et il assiste à l'ordre que donne ce dernier à son
divin Fils de descendre à travers les six autres cieux jusqu'aux enfers.
Le Fils du Très-Haut prend successivement la forme animale des gardiens de
chacun de ces cieux afin de ne pas être reconnu d'eux.
Arrivé sur Terre, c'est d'un homme qu'il prend finalement l'apparence, naissant
miraculeusement du sein d'une vierge mariée à Joseph, à peu près tel que cela est
raconté dans l'Evangile selon Luc, sauf que la grossesse de la vierge Marie ne dure
que deux mois et qu'elle n'accouche pas, mais aperçoit un jour près d'elle un petit
enfant déjà capable de marcher.
Cet enfant passe ses premières années en Galilée, puis accomplit, devenu
adulte, des prodiges au cours de sa vie publique.
Alors le Prince de ce monde, c'est à dire le Dieu des juifs, ameute contre lui
les enfants d'Israël, qui le font mettre à mort et suspendre à un poteau "sans savoir
qui il est".
Mais cela a pour effet de faire perdre au Prince de ce monde une partie de
son pouvoir. Le Fils de Dieu descend alors aux enfers; il y reste trois jours, puis
remonte à travers les cieux, accompagné de beaucoup de justes et recevant, cette
fois, l'hommage des archanges gardiens de chaque planète.
Arrivé au Ciel supérieur, ses compagnons et lui reçoivent leurs vêtements de
lumière, et l'on prédit son retour sur Terre "au jour de la consommation des mondes".
Cette oeuvre, dont des versions complètes n'existent qu'en grec et en
éthiopien, paraît avoir inspiré, entre autres, Satornil et son disciple Cerdon.
La substance de sa deuxième partie sera reprise dans "La Vision d'Isaïe" des
cathares .

Asmodée :
Un des diables de la démonologie juive. Son nom est une déformation
d'Aéshma dêva, le démon de la concupiscence du mazdéisme. Asmodée est, pour
les cabbalistes, le fils de Tubal Caïn et l'époux de Lilita, fille elle-même de Lilith.

Assidéens :
Juifs pieux de l'époque des Macchabées, qui furent en fait les premiers
chassidîm. De leur secte sont issus les pharisiens, les esséniens et les messianistes,
mais ces derniers se rallieront à la branche essénienne des sicaires quand celle-ci
sera fondée, en 6 de notre ère, par le pharisien Sadoq et le thérapeute Juda le
Golanite.

Astar :
Génie du feu dans les religions iraniennes. Mithro, le génie de la
lumière, et lui sont les compagnons d'Ormouzd, le Dieu bon. Cette trinité, à laquelle
Ahrimane est antagoniste, trouve sa correspondance dans les trois premières
Sephirôt de la Cabbale, qui constituent le "Long Visage", c'est à dire le Dieu caché,
les sept autres étant le "Petit Visage" ou Dieu manifesté .

Azazel :
Nom d'un des chefs des anges rebelles, appelé aussi Azaël dans les
livres apocryphes d'Hénoch. Les esséniens donnaient le nom d'Azazel au "bouc
émissaire". C'est ce nom également que donneront à Lucifer les Nouçayris

Azraël :
Nom de l'ange de la Mort chez les musulmans

Açouras :
Nom (qui veut dire en sanscrit "privés de lumière") des anges rebelles dans
les religions hindouistes. La Bhagavat Ghitâ est le récit de leur guerre contre les
dieux, laquelle est donc l'équivalent de la révolte des titans dans l'orphisme.

Aïn :
Mot hébreu signifiant "rien". C'est l'attribut essentiel de Dieu pour les
cabalistes, le Rien n'étant pas le néant. Basilide a émis une idée analogue en
affirmant que le Dieu suprême est l' Être non-existant.

A    B    C    D    E







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