Les mystères de la 2ème guerre mondiale Amra
Un titre alléchant pour un sujet que beaucoup, beaucoup de sites abordent ça et là sur le net... mais avec une rigueur toute relative :-)
Je me demandais si une rubrique consacrée à l'analyse sérieuse des zones d'ombre qui planent encore sur les motivations de certains cadres nazis, la société de Thulé, Vrill et les expéditions au Tibet pourrait voir le jour sur ce site. Ce serait l'occasion d'une approche sérieuse de tous ces sujets, avec à la clé un nombre d'informations intéressantes pour tous et enfin des articles où les spéculations sur les motivations de la Thulé ne seraient pas immédiatement suivies par les photos d'une soucoupe volante frappée de la croix teutonne ! ... A moins qu'ils ne les aient vraiment fabriquées avant de partir pour le pôle nord pour chercher l'entrée de la terre creuse ^_^ marc
dans un futur proche c'est prévu. c'est un sujet delicat à traiter car il faut recouper sans cesse les sources et informations sur le sujet (vaste tres vaste..) entre supputations exagérées et negation excessive il y a du travail..mais disons qu'ayant une bonne base documentaire sur le sujet ( qui n'est pas wikipedienne rire..) il y a de quoi soulever certains aspects qui d'ailleurs prennent naissance des la fin du XIXeme siecle. alors patience :) les motivations de thulé semblent nombreuses et d'ailleurs beaucoup ne convenaient pas aux buts suivit par hitler..
Crystalrebelle
J'accorde raison à ce niveau avec ce petit sourire que tu as fait,
base documentaire sur le sujet ( qui n'est pas wikipedienne rire..) Je me promène souvent sur le net à la recherche d'information sérieuse et ce n'est pas là vraiment que nous pouvons trouver les meilleures informations, à moins de savoir comment trouvé de bon site sérieux. Pour ma part, malgré le fait que j'aime beaucoup ce moyen de chercher rapidement quand même des informations du moment et ce mode de communication qui est internet, je ne peux me passer de bons vieux livres avec de bonnes pages confortables qui ne risquent pas de nous donner des messages de type ( Error #404 page not found) ou encore faire la gueule et ne pas vouloir nous donner son information :) Je ne connais pas vraiment le sujet que vous allez aborder, mais je suis certaine que ça sera très intéressant. Petite tentative discrète de ma part pour vous donner la motivation de continuer ce post :) Amra
En dehors de la Thulé, il me semble aussi intéressant de rédiger quelques articles à propos des conflits de motivations qui existaient entre Hitler et son entourage.
Dans la conscience populaire, le dictateur porte souvent la seule responsabilité de toutes les atrocités commises pendant son règne, mais si je ne me trompe pas, l'homme qui dirigeait l'industrie de mort des camps de la manière la plus directe était Heinrich Himmler et non Adolf Hitler. Il y a beaucoup de 'seconds rôles' dans la saga de cette époque dont l'histoire et les témoignages sont mal connus, ou ignorés. En tant que belge et - modeste - passionné d'histoire (principalement de l'antiquité et de la seconde guerre), j'ai fait quelques recherches sur le principal allié du NSDAP parmi mes compatriotes : Léon Degrelle. Les paroles d'un ancien allié du régime nazi sont souvent pleines d'ambiguïté, mais il me semble tout de même intéressant de s'intéresser au parcours d'un homme qui reste l'un des seuls proches d'Hitler à survivre à la guerre et aux procès qui l'ont suivie. Voici une interview de cet homme, réalisée en 1981 (Degrelle est mort en 1994) : http://library.flawlesslogic.com/degrelle_fr.htm Les pièges sont toujours les mêmes : pour beaucoup de gens, il est difficile de conserver son objectivité et sa faculté de jugement lorsqu'on lit les paroles d'un homme qui s'est affilié à tout ce que représentent le NSDAP et les Waffen-SS. Tout comme il est facile de discréditer ses paroles pour les mêmes raisons. J'affirme de mon côté que pour faire une analyse correcte des propos de quelqu'un, il faut se rappeler que nous avons affaire à des humains comme les autres, autrement dit à des gens qui croient en des choses, qui peuvent se tromper et qui ne font - loin s'en faut - pas toujours preuve de raison dans les choix qu'ils font. De même, un homme peut nier une réalité non pas par machiavélisme ou par malveillance, mais parce qu'il n'accepte pas lui même ce que cette réalité implique. Marc
pour l'historien l'histoire n'est pas faite de morale mais de faits petits et grands à relier, interpréter (en théorie de manière neutre) décortiquer, analyser, débusquer les mensonges les faux événements, à essayer de construire une chronologie et une l'interprétation qui s'intègre dans l'esprit, les habitudes sociales, les schémas mentaux de l'époque (et non dans la transposition des valeurs morales politiques ou religieuses de l'homme historien dans l'époque étudiée..) . disons que cela est plus facile pour des événements lointains que pour des événements contemporains. difficile alors d'évacuer la prégnance émotionnelle mais c'est à ce prix que l'historien demeure crédible et en dehors de toute instrumentalisation du passé (instrumentalisation du passé qui fut en grande partie le rôle de l'Ahnenerbe sous le régime national-socialiste). l'historien se doit donc d'être selon la formule d' Antoine Prost : « distancié et impartial »
un ouvrage raté dans ce domaine c'est le récent Opération Ahnenerbe de la canadienne Heather pringle.. Raté sur le récit historique car il est truffé de termes tels que monstrueux, délirants, malades mentaux, cauchemardesque etc. etc. etc. un déferlement d'émotion aux antipodes du nécessaire « distancié et impartial » très 'public history' nord américaine qui lui fait rejeter des éléments que l'archéologie d'aujourd'hui a éclairé (les Goths de Crimée, culte solaire évolué etc.) il ne faut pas confondre réalités archéologiques et son utilisation a but de propagande...pourtant elle est présentée comme une journaliste spécialisée dans l'archéologie ( en fait les momies).. dommage pour certaines contre-vérités hors d'à-propos car son livre est pourtant bourré d'informations intéressantes et pertinentes principalement sur l'implication dans l'expérimentation 'médicale' sur des cobayes humains et l'implication de sievers mais là, Mr bernadac est peut être plus complet sur le sujet des 'médecins de la mort', notons aussi un trop court chapitre sur l'intérêt de l'ahnenerbe pour tihuanaco, le passage sur le Tibet est intéressant par contre elle bâcle les aspects ésotériques qu'Himmler tenait a développer mais convenons que c'est un sujet difficile a appréhender . par contre elle confirme l'avis de desgrelle sur le mépris d'Hitler pour la préhistoire dite 'germanique' ,pour lui l'empire romain et la Grèce sont ses modèles pas Arminius le rebelle (que les germains n'ai pas construit de grand monument le gênait particulièrement pour l'image qu'il entendait donner du passé allemand, étrange quand on sait sa passion pour le cycle des Nibelungen et les mythes germano-scandinaves) mais il faut reconnaitre qu'Hitler ne fut jamais très intéressé par l'Ahnenerbe au grand dépit d'Himmler. Les livres sont rares sur cette période du moins les livres qui ne parlent pas que des opérations militaires ou de renseignements... il faudra probablement encore une génération pour que le public laisse l'historien être « distancié et impartial » sur ce sujet délicat déjà fortement entaché du négationnisme de certains et de l'émotionnel des autres Un historien est un enquêteur pas un juge. Amra
Très juste, l'historien doit rédiger une sorte de rapport d'expertise sur les faits. Une analyse aussi exhaustive et impartiale que possible.
Son rôle d'enquêteur se retrouve d'ailleurs dans l'étymologie du nom de sa discipline (Historíai). C'est assez ironique de voir à quel point 'l'émotionnel collectif' est conditionné par les 'rappels' qui lui sont adressés. Aujourd'hui, tenter d'amorcer un dialogue impartial et objectif sur le thème des camps nazis vous ferait presque passer pour un monstre, alors que le mot Gulag est presque passé dans le vocable humoristique. L'histoire est beaucoup plus indulgente pour le communisme (et même le Stalinisme), dans le sens où peu de gens se troublent à son évocation de la même façon qu'ils se troublent lorsqu'on leur parle du national-socialisme. Probablement que tout ce qui s'est passé en U.R.S.S. après la seconde guerre était vu comme de la politique intérieure. Un peu comme la guerre de Tchétchénie aujourd'hui, ou les camps de concentration Nord-Coréens (qui n'ont vraiment rien à envier ni à Staline, ni au NSDAP). On peut même penser que si l'Allemagne nazie n'avait jamais dépassé ses frontières, elle serait encore nazie aujourd'hui. La France a peut-être déclaré la guerre la première, mais je vois mal comment l'armée française de l'époque aurait pu lancer un assaut de grande envergure contre la superpuissance militaire qu'était en train de devenir le IIIème Reich. Une armée de métier, équipée d'engins de guerre de première catégorie (pour l'époque) et d'armes automatiques de qualité, dotée de surcroît d'uniformes de camouflages et non d'une tenue aux couleurs nationales (!). Il n'est pas ici question de remettre en cause les horreurs perpétrées dans les camps allemands mais bien de faire remarquer à quel point la documentation sur eux est abondante et à quel point elle vient facilement jusqu'à nos yeux et nos oreilles... alors que les autres grands massacres du siècle dernier (et de l'actuel) demeurent si abstraits. L'image de héros du monde libre qui suivait les alliés dans leur croisade en prend un coup lorsque l'on voit ce que ces mêmes alliés ont laissé faire par la suite. Rappelons aussi que les grandes puissances européennes ne sont entrées en action que lorsqu'elles se sont senties menacées, et qu'il en fût de même pour les Etats-unis. Les appels au secours des opprimés d'Allemagne et le suicide public de l'un d'entre eux au siège de la S.D.N. n'ont pas décidé à un seul instant les démocraties européennes à s'unir pour rappeler le Reich à l'ordre. Ajoutons à cela l'implication de grands industriels étrangers (américains notamment) dans la machine de guerre nazie et on comprend bien vite que la survie de notre petite europe vaguement démocratique ne tient en rien à un combat pour la défense des beaux idéaux et de la liberté des peuples. Crystalrebelle
J'aurais une question à poser.
Nous savons tous que les nazis on fait de terribles choses. Mais je serais curieuse de savoir combien de découvertes de médecines, de technologie, etc. le monde entier a reprises et qui se sont avérés des fondements de connaissances acceptées officiellement.? De tout l'avancement que ces horreurs ont pu apporter à nos sociétés. Nous nous en sommes lavé les mains depuis bien longtemps en se disant.. Nous n'avons pas commis ces actes. Mais, utiliser ce qui en a découlé pour amélioré notre propre existence n'en est t'il pas moins criminel. De beaucoup qui se diront. Cela n'aurait jamais dû se produire, Il faut peut-être y voir que derrière les crimes les plus effrayants se cachait une évolution pour l'ensemble de l'humanité. Quitte à me faire lancer quelque roches pour ce post, je préfère aborder le sujet que de me taire et de ne pas oser,, comme le disait Marc dans..( Un enquêteur n'est pas un juge) et Amra qui lui exprime cette simple vérité...((tenter d'amorcer un dialogue impartial et objectif sur le thème des camps nazis vous ferait presque passer pour un monstre)) comme tout le monde, quand je lis tout ce qui a pu être commis me fait reculer et frissonner. Je ne suis pas insensible. Mais de regarder tout ça froidement nous donne une tout autre optique des évènements. Merci de nous faire partager ce sujet. Amra
C'est vrai que, quoiqu'on en dise, les périodes dictatoriales n'ont rarement (en Europe en tout cas) amené que du mauvais. Le NSDAP a remis sur les rails une Allemagne moribonde et exsangue, et certains progrès technologiques et scientifiques réalisés à l'époque sous la pression de la guerre sont effectivement entrés dans le domaine civil, sous des formes détournées et/ou dérivées.
Si on peut se poser la question de savoir ce qu'aurait été l'Europe d'aujourd'hui sans la WW2, force est de constater que la période d'après-guerre (passée la reconstruction) a été une ère de libération (parfois jusqu'à la décadence, disons-le) et de développement. L'U.E. d'aujourd'hui n'est certainement pas parfaitement 'saine', au sens où elle est (à mon sens) trop morcelée pour être puissante et trop divisée pour parler d'une voix, mais elle s'est étonnamment bien affranchie des préjugés et des rancoeurs engendrées par ce conflit. Du moins par rapport à ce qu'on aurait pu redouter. Sans doute est-ce le fait de cultures malgré tout très proches. Très proches mais historiquement trop différentes pour s'unir formellement sous une seule bannière. La grande Amérique du Nord est dominée par la culture Anglo-Saxonne, la Russie par les Russes (qui répriment fortement les volontés séparatistes) et la Chine par les Chinois (idem). L'Europe est constituée d'un grand nombre de cultures très anciennes et fières, elle est gouvernée en majorité par un modèle démocratique un peu laborieux et des valeurs nobles mais comprises et appliquées naïvement. Tout ça restreint à la fois les possibilités d'unité et d'expansion de cette Europe (la notion de liberté est tout à fait noble, mais elle a aveuglé nos dirigeants et une énorme partie de la population sur les véritables enjeux de l'indépendance du Kosovo : les pays des balkans ne sont pas prêts de devenir politiquement Européens). ... Bon, je me suis écarté complètement du sujet :-) mais je trouvais intéressant d'aborder certaines des conséquences actuelles du conflit (et son impact sur les mentalités !). Pour en revenir à la guerre, j'ai continué à fureter un peu pour trouver d'autres documents sur Léon Degrelle et ses SS. J'ai atterri sur certains sites pas très recommandables, mais sur lesquels j'ai pu récupérer 2 ou 3 documents pdf intéressants. Notamment la lettre rédigée par le Brigadeführer wallon à l'adresse du pape Jean-Paul II. Adroite (et cinglante) plume que celle du Léon. ... Cette lettre est malheureusement entachée d'un révisionnisme acharné (celui que l'on peut attendre de la part du dernier leader SS en vie de l'époque). Il se montre direct, parfois cru, mais ses arguments *pourraient* faire douter des gens mal informés. Les nazis peuvent nier l'usage du Zyklon tant qu'ils veulent, les murs des camps (qui n'ont pas que des oreilles) et les résidus bleus caractéristiques qui les couvrent parlent pour eux. Lien vers la lettre, pour ceux que ça intéresse... pancrator
Dans Le Catalogue des Territoires de la Mémoire, Philippe Raxhon cite un extrait de correspondance
entre la firme pharmaceutique Bayer et le commandant d’Auschwitz : «Nous vous serions reconnaissants, Monsieur, de bien vouloir mettre à notre disposition un certain nombre de femmes en vues d’expériences que nous avons l’intention d’effectuer avec un nouveau narcotique. (…) Le prix de 200 marks pour une femme nous paraît néanmoins exagéré. Nous n’offrons pas plus de 170 marks par tête. (…) Nous avons reçu l’envoi de 150 femmes. Bien qu’elles soient en état de dépérissement, nous considérons qu’elles conviennent. Nous vous informerons du cours des expériences. (…) Les expériences sont faites. Toutes les personnes sont mortes. Nous nous adresserons prochainement à vous pour un nouvel envoi». ce que vous soulevez crystalrebelle n'est pas de l'ordre du questionnement historique mais de l'éthique c'est a dire de cette barrière qui nous protège au moins un petit peu. que les alliés aient été cyniques (réalistes auraient ils dit) personne ne le conteste quand a savoir s'il s'agit de progrès..y a t il une seule découverte de ce conflit qui n'était pas déjà en gestation avant les hostilités ? penser qu'un conflit est source de progrès ou de future prospérité est en soi un contre sens puisque qu'il appauvrit non seulement le 'capital'humain,mais aussi sur le plan des ressources,de l'infrastructure industrielle (seuls bénéficiaires les complexes militaro-industriels)et organisationnelle sans compter les répercussions sur le niveau sanitaire des populations a titre d'information la France a connu suite a ce conflit quinze ans de misère et de rationnement et un niveau de vie sanitaire égal aux années 1900-1910. alors peut on parler de progrès? william bousquet
'''On peut même penser que si l'Allemagne nazie n'avait jamais dépassé ses frontières, elle serait encore nazie aujourd'hui. La France a peut-être déclaré la guerre la première, mais je vois mal comment l'armée française de l'époque aurait pu lancer un assaut de grande envergure contre la superpuissance militaire qu'était en train de devenir le IIIème Reich. Une armée de métier, équipée d'engins de guerre de première catégorie (pour l'époque) et d'armes automatiques de qualité, dotée de surcroît d'uniformes de camouflages et non d'une tenue aux couleurs nationales (!). '''
j ai repris ce paragraphe pour retablir plusieurs verites. 1°l allemagne n a pas battu la france grace a un materiel superieur, que ce soit en qualite(les chars francais b1, b1 bis, r40 et h39 sont au moins aussi bon que les pz1 et2 et autre t38 allemands) ou en qualite, mais parce que la defaite de 18 avait chez eux (et contrairement aux allies)amené de gros changements dans les doctrines de l armee (complementarite aviation blindes, avancee profonde ds les lignes adverses sans se preocupper des poches de resistances,emploi massif de la radio, etc.... en bref les bases de la guerre eclair) 2°par ailleurs et dans l ensemble, les etats majors allemands sont de meilleure qualite et commandes par de jeunes officiers dynamiques, alors que les etats majors francais sont dans l ensemble diriges par de vieux officiers depasses par la guerre de mouvement 3° a partir du moment ou les allies ont declare la guerre aux nazis, ceux ci sont obliges d attaquer car: -grace a leurs colonies les allies possedent des moyens que les allemands n ont pas: matiere premiere et main d oeuvre -en 9 mois , la france a rattrape les niveaux de productions en materiel militaire de l allemagne. l augmentation de sa production devait d ailleurs lui permettre a partir du mois de juin de fournir 1 bataillon de chars b1 par mois aux anglais. si les allemands n attaquent pas en 40 ils n auront peut etre plus la possibilite de battre les allies apres -en 1939, l armee de l urss est desorganisee, d ou le pacte de non agression. a partir de la staline fait le forcing sur l armee, l allemagne sait qu elle doit attaquer au mieux en 41et au plus tard en 42, sinon elle risque d etre elle meme attaquee par les sovietiques -si les allemands ne sortent pas de leurs frontieres, ils seront, comme en 18 etouffes par le blocus allie. or la guerre s etant mecanisee, l approvisionnement en matieres premieres est encore plus crucial que lors de la 1° gm toutes ces raisons rendent utopique l idee selon laquelle les nazis seraient restes maitres chez eux s ils s etaient contentes de defendre leurs frontieres Amra
Merci pour toutes ces précisions ;-)
Je parle en prenant en compte des éléments que j'ai entendus dans des documentaires (voire dans certains cours d'histoire du cursus secondaire (= lycée)) mais il y a toujours quelques points qui m'échappent ou des choses sur lesquelles il est difficile d'être bien renseigné sans avoir une bonne base bibliographique (et il est parfois difficile de savoir quels ouvrages sont les bons lorsque l'on manque de références). Ce que je dis par rapport à l'Allemagne et à ses frontières n'est cependant pas tout à fait invalidé pour autant. Bien sûr, ne pas envahir la Pologne après avoir évoqué la nécessité d'un espace vital à l'est aurait nui à la crédibilité d'Hitler, mais si je me rappelle bien... c'est l'invasion de ce pays qui déclenche les hostilités avec la France et l'Angleterre, garants de son intégrité. Les Allemands auraient sans doute pu continuer à mener leur politique d'extermination en 'interne' pendant des années sans être inquiétés. Je n'ai qu'une vague idée des mentalités politiques de l'époque, mais l'immobilisme de la SDN et le manque de pressions sérieuses sur l'Allemagne (entendez par là : menaces directes) me semblent assez voisins de ce que l'on voit aujourd'hui dans nos organisations internationales. L'ONU n'a aucun pouvoir sur les grandes puissances - que ce soit du côté Est ou Ouest - et les fausses démocraties (Chine) comme les dictatures ouvertes (Corée du Nord) peuvent faire à peu près ce qu'elles veulent. Tout au plus leur adresse-t-on de temps à autres une petite remontrance. La Chine n'est pas dérangée parce que personne n'ose la déranger et la Corée du Nord n'est pas dérangée parce qu'elle ne dérange personne. Les camps de concentration nord-coréens tuent des dizaines de milliers de personnes chaque année (à la manière des camps nazis, par le travail, les maltraitances ou au cours d'expériences 'scientifiques') mais la RDP sait se tenir à peu près tranquille. En dehors des accrochages ponctuels avec le Sud, elle ne fait peur à personne. Si l'Allemagne s'était contentée de jouer sa petite tragédie en huis clos, qui peut dire avec certitude ce qui se serait passé ? Est-ce que les démocraties européennes auraient attaqué des nazis 'dociles' ? La plupart du temps, un ennemi calme est bien toléré tant qu'il reste calme. On finit par considérer qu'envoyer des milliers d'hommes à la mort pour le renverser n'est plus une priorité (sauf quand on s'appelle Bush... et encore, en provoquant une psychose pour le justifier). D'un autre côté, que se serait-il passé si le scénario de la guerre avait été différent ? Si les soviétiques avaient pris l'initiative, l'affrontement Est-Ouest aurait peut-être eu lieu pour de bon et de façon beaucoup plus directe que dans les années 60-70. Imaginer une armée communiste réorganisée, nombreuse et ré-équipée fondre sur une Europe divisée (sur la question Allemande, par exemple)... ça fait tout de même un peu peur. C'est d'ailleurs l'anti-bolchévisme et la crainte de voir se réaliser cette hypothèse qui a motivé de nombreux volontaires étrangers. Enfin, je tiens à souligner que je considère plus dystopique qu'utopique l'idée d'une Allemagne nazie version années 2000 ;-) |
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