Cette étonnante découverte, qui s'ajoute à la masse déjà impressionnante d'éléments en faveur de l'existence d'espèces encore inconnue sur notre planète (en tout cas en ce qui concerne des primates bipèdes). Cette découverte donc, place le Yeti comme prétendant valable à une étude sérieuse sur son existence. A ceci on peut rajouter les conclusions d'un comité scientifique américain qui en 1959 examina des excréments présentés comme venant d'un yeti. Ces conclusions révélèrent la présence d'un parasite inconnu ( chaque espèce de mammifère développant des parasites bien spécifiques ils en déduisirent que le propriétaire était donc non identifié à cette époque) et confirmèrent les habitudes alimentaires de l'animal, qui selon les témoignages des autochtones, serait omnivore se nourrissant de rongeurs, d'insectes, et de végétaux. Ce régime avait déjà était démontré lors d'une précédente analyse d'autres excréments en 1955.
L'ADN
Le long poil noir étudié par les scientifiques britanniques fut retrouvé incrusté dans l'écorce d'un cèdre du royaume du Bhutan, petit pays sur le versant occidental de la chaîne himalayenne. Cette grande et velue créature vue par les habitants de cette contrée sauvage composée de forets et de montagnes est appelée localement " Migyur ". Le groupe de chercheurs britanniques fut guidé vers le lieu de la découverte par Sonam Dhendup, un très officiel pisteur de Yeti du bhutan. Les habitants de la zone avaient trouvés un mystérieux morceau de peau dans un creux de l'arbre, considérant de fait qu'il s'agissait là de la " maison " du " Migvur ". Les chercheurs examinant avec minutie les abords de l'arbre, trouvèrent des empreintes fraîches de quelques heures seulement. A l'intérieur de l'arbre (creux), ils trouvèrent de nombreuses marques de griffes ainsi que des touffes de poils.
Ce sont quelques-uns de ces poils qui furent ramenés au Royaume-uni pour des tests ADN. Bryan Sykes, Professeur en génétique à l'institut de médecine moléculaire d'Oxford et l'un des plus grands spécialistes en analyse de l'ADN au monde, étudia le poil. Voici ses commentaires :
- Nous avons bien trouvé de l'ADN, mais nous ne savons pas l'identifier. Il n'est pas d'origine humaine, il n'appartient à aucune espèce d'ours ni à rien qui nous permettrait de l'identifier. C'est un mystère, et je n'ai jamais vu un cas (en génétique) aussi difficile à résoudre, nous n'avions jusqu'ici, jamais rencontré un ADN que nous n'avions finit par identifier..
Druk Sherrik, membre de la garde royale et qui était un des guides de l'expédition britannique, raconte ainsi une rencontre avec la créature:
- Il était énorme. Il faisait environs 9 pieds de haut (environ 3 mètres). Ses bras étaient puissants et velus et sa face d'une couleur rougeâtre avec un nez comme un chimpanzé !
Finalement cet ADN est bien un début de preuve qu'il existe une créature zoologiquement inconnue dans cette région, créature dont la présence fut rapportée de nombreuses fois au cours des siècles. La corrélation de ces témoignages avec les empreintes et le mystérieux ADN transforme le cas " YETI " en piste de recherche valable pour la science. Une découverte qui saura probablement inspirer de nouvelles expéditions … et un intérêt plus soutenu de la part de la communauté scientifique.
Bryan Sykes est le spécialiste mondial qui à identifié par l'ADN " l'homme des glace" Otzi et un bon nombre de squelettes agés de 45 000 ans à 17 000 ans.