Quand Jublains nourrissait les armées romaines
Gaspard NORRITO, Ouest-France
Grands sites. Cette commune mayennaise fut, à l'époque gauloise, une capitale religieuse. Forteresse, théâtre, thermes : les Romains en firent une vraie ville. Toutes traces visibles aujourd'hui.
Hissez-vous sur les hauteurs vallonnées, délicieusement arborées et vertes, de Jublains, 711 habitants en Nord-Mayenne. « Depuis la forteresse, on domine les collines à 20 km à la ronde », s'émerveille Fany Geoffroy, guide au Musée archéologique départemental. Une imposante forteresse érigée dès le Ier siècle par les Romains. Un site qui, à l'époque gauloise, « était un sanctuaire » vénéré par trois peuplades.
Un temple en pierre remplace l'édifice gaulois en bois. Les Romains construisent, au carrefour d'un noeud routier important, une ville de forme orthogonale truffée de grandes avenues rectilignes et d'un vaste forum, ponctuée de monuments alignés. « Cette cité compte alors de 1500 à 2000 âmes », souligne Pascal Trégan, animateur du patrimoine au conseil général.
Les thermes, avec leurs trois salles (chaude, tiède et froide), sont bien conservés. Aussi bien les thermes publics, visibles sous l'église du village (et narrés grâce à un agréable son et lumière), que les bains du maître de la forteresse. « La forteresse, qui dépendait directement de l'administration impériale, à Rome, est un monument unique à l'échelle de l'Empire », fait remarquer la guide. Outre une fonction défensive, elle avait pour mission, avec ses quatre tours d'angle, son chemin de ronde et ses greniers, de stocker les céréales des armées romaines alentour.
La forteresse est probablement le clou du site gallo-romain le plus important de l'Ouest. Elle a gardé des élévations exceptionnelles, en granit et moellon. On peut y accéder à partir du musée pensé par le conservateur Jacques Naveau. Ce bâtiment lumineux abrite d'innombrables trésors. Ici, une boule à douze faces en bronze, du début du IIIe siècle. Là, une épée très sculptée, de l'âge du fer. Plus loin, de délicates poteries avec décors au poinçon ou des monnaies en or du Ier siècle avant Jésus-Christ. Un équipement ludique, ouvert sur la nature, qui plaira aux petits et grands.
Les vestiges du théâtre, planté dans un décor naturel très arboré, se trouvent près de l'église. Les soubassements des gradins et la scène permettent d'imaginer les représentations d'autrefois dans un monument imposant, d'une capacité de 4 000 places. Un site qui revit grâce à des spectacles (cinéma, théâtre...) donnés aux beaux jours.
Le pique-nique est possible dans l'enceinte de la forteresse. On peut aussi se restaurer au village, dans une crêperie et une pizzeria. En outre, de très beaux objets artisanaux sont exposés au Forum des métiers d'art. À noter aussi la présence d'un céramiste, d'un fondeur et d'un créateur de mobilier métallique contemporain.
Un temple en pierre remplace l'édifice gaulois en bois. Les Romains construisent, au carrefour d'un noeud routier important, une ville de forme orthogonale truffée de grandes avenues rectilignes et d'un vaste forum, ponctuée de monuments alignés. « Cette cité compte alors de 1500 à 2000 âmes », souligne Pascal Trégan, animateur du patrimoine au conseil général.
Les thermes, avec leurs trois salles (chaude, tiède et froide), sont bien conservés. Aussi bien les thermes publics, visibles sous l'église du village (et narrés grâce à un agréable son et lumière), que les bains du maître de la forteresse. « La forteresse, qui dépendait directement de l'administration impériale, à Rome, est un monument unique à l'échelle de l'Empire », fait remarquer la guide. Outre une fonction défensive, elle avait pour mission, avec ses quatre tours d'angle, son chemin de ronde et ses greniers, de stocker les céréales des armées romaines alentour.
La forteresse est probablement le clou du site gallo-romain le plus important de l'Ouest. Elle a gardé des élévations exceptionnelles, en granit et moellon. On peut y accéder à partir du musée pensé par le conservateur Jacques Naveau. Ce bâtiment lumineux abrite d'innombrables trésors. Ici, une boule à douze faces en bronze, du début du IIIe siècle. Là, une épée très sculptée, de l'âge du fer. Plus loin, de délicates poteries avec décors au poinçon ou des monnaies en or du Ier siècle avant Jésus-Christ. Un équipement ludique, ouvert sur la nature, qui plaira aux petits et grands.
Les vestiges du théâtre, planté dans un décor naturel très arboré, se trouvent près de l'église. Les soubassements des gradins et la scène permettent d'imaginer les représentations d'autrefois dans un monument imposant, d'une capacité de 4 000 places. Un site qui revit grâce à des spectacles (cinéma, théâtre...) donnés aux beaux jours.
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Marc Fernandez - 2009

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