L'abbé savait, par l'étude de documents qu'il avait découverts, qu'il existait sous le maitre-autel de la vieille église un dépôt précieux. Nous ne l'appellerons pas encore trésor.
Voici le témoignage de M. An¬toine Verdier, 79 ans. Qui travaillait avec M. Hyppolite Chaluleu, du Carla, 84 ans, décédé, aux travaux de démolition :
« Nos travaux étaient déjà avancés et nous procédions au dégagement du maitre-autel lorsque le curé nous demanda d'arrêter les travaux. « Vous reviendrez demain ». nous dit-il. Nous étions à ce moment-là en présence d'une dalle sur laquelle était gravé un « chevalier ». Le lendemain, nous constatâmes que la dalle avait été descellée. M. Saunière nous fit placer celle-ci dans le jardin attenant et reboucher la cavité dans laquelle se trouvaient des squelettes. Ce n'est que plus tard, vu l'importance des immenses travaux entrepris, que nous fîmes un rapprochement avec l'incident de la dalle au chevalier.
Ceci sont des faits réels et nous en certifions l'authenticité. Il en reste d'ailleurs des traces, la dalle du chevalier à Carcassonne, les squelettes sous le maitre-autel de l'église actuelle. Quelle était donc l'importance des fonds qu'avait en sa possession l'abbé ?
Dans la première hypothèse, les sommes recueillies n'auraient pas permis, nous semble-t-il de réaliser de tels travaux. M. Naudy ne précise-t-il pas que les pierres de la magnifique tour ont été transportées de Couiza à Rennes a dos de mulet ? Nous ajouterons que les pierres de l'église viennent de Tarascon et que les travaux réalisés se chiffrent à un million or de l'époque. Nous certifions, en outre, que l'abbé Saunière a laissé des projets se montant à plusieurs millions or. De toute évidence, il semble, d'après les faits, que les ressources n'étaient pas épuisées.
Nous pencherons donc, comme les « inventeurs », sur la deuxième hypothèse : la découverte d'un trésor.
Puisque l'abbé Saunière - qui est mort misérable, ainsi d'ailleurs que Marie, sa dame de compagnie, décédée en 1930 (sic)- a découvert et employé le trésor, que cherchent donc les « Parisiens» et les autres ?
Leurs déclarations, que nous avons précieusement recueilles, se rapprochent de l'irréel et du fantastique.
Les uns, c'est le trésor de Blanche de Castille, les autres le trésor des Templiers,
Le premier serait compose de pierres précieuses, d'or, d'armures.
Le second, de six tonneaux d'or dont l'un serait entamé (travaux de l'abbé Saunière). C'est à vous faire rêver.
Notre prochain article traitera du fabuleux trésor et des propositions fantastiques faites à la municipalité de Rennes-le-Château.