Rennes-le-Château et son trésor

Dépêche du Midi du 18 Janvier 1966


Vendredi 11 Janvier 2008
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Sur quoi est basée la « rage de recherche » des inventeurs? Que cherchent-Ils puisque l'abbé Saunière a tout découvert?
Oui, que cherchent-ils ? Nous les avons contactés et voici ce qu'ils nous ont déclaré. Nous avons également contacté tous les gens qui ont très bien connu l'abbé Saunière - ils sont rares. Nous vous livrons leurs précieux et objectifs témoignages.


QUI ETAIT L'ABBE SAUNIERE? SES ORIGINES

Rennes-le-Château et son trésor
L'abbé Saunière était un enfant de la région. De nombreuses familles de Couiza et des environs sont des ascendants ou descendants directs de cette lignée des Saunière. Curé de Rennes-le-Château à la fin du siècle dernier, il demanda en 1898 au conseil municipal la restauration de la vieille église qui menace ruine.
Refus de la municipalité par manque de fonds. L'église est un bâtiment communal dont l'entretien, les réparations sont à la charge exclusive de la commune. Les maigres ressources du village ne permirent pas d'accéder à la demande du curé.
L'abbé Saunière décida donc d'entreprendre seul la restauration de la vieille église.

PREMIERE HYPOTHESE

Pour entreprendre de tels travaux. Il fallait donc que l'abbé possédât déjà les fonds ou qu'il Fût certain de les trouver. Les témoignages que nous avons recueillis tendent à prouver le fait suivant :
« Il est exact que l'abbé reçu des fonds provenant de secours, de legs, de dons, de quêtes. Les Innombrables talons de mandats apportés par le facteur de l'époque. M. Raynaud, aujourd'hui décédé, en font foi. »
Ce point de vue est d'ailleurs celui de tous les membres de la famille Saunière, qui ne croit pas à la découverte d'un trésor.

DEUXIEME HYPOTHESE

L'abbé savait, par l'étude de documents qu'il avait découverts, qu'il existait sous le maitre-autel de la vieille église un dépôt précieux. Nous ne l'appellerons pas encore trésor.
Voici le témoignage de M. An¬toine Verdier, 79 ans. Qui travaillait avec M. Hyppolite Chaluleu, du Carla, 84 ans, décédé, aux travaux de démolition :
« Nos travaux étaient déjà avancés et nous procédions au dégagement du maitre-autel lorsque le curé nous demanda d'arrêter les travaux. « Vous reviendrez demain ». nous dit-il. Nous étions à ce moment-là en présence d'une dalle sur laquelle était gravé un « chevalier ». Le lendemain, nous constatâmes que la dalle avait été descellée. M. Saunière nous fit placer celle-ci dans le jardin attenant et reboucher la cavité dans laquelle se trouvaient des squelettes. Ce n'est que plus tard, vu l'importance des immenses travaux entrepris, que nous fîmes un rapprochement avec l'incident de la dalle au chevalier.
Ceci sont des faits réels et nous en certifions l'authenticité. Il en reste d'ailleurs des traces, la dalle du chevalier à Carcassonne, les squelettes sous le maitre-autel de l'église actuelle. Quelle était donc l'importance des fonds qu'avait en sa possession l'abbé ?
Dans la première hypothèse, les sommes recueillies n'auraient pas permis, nous semble-t-il de réaliser de tels travaux. M. Naudy ne précise-t-il pas que les pierres de la magnifique tour ont été transportées de Couiza à Rennes a dos de mulet ? Nous ajouterons que les pierres de l'église viennent de Tarascon et que les travaux réalisés se chiffrent à un million or de l'époque. Nous certifions, en outre, que l'abbé Saunière a laissé des projets se montant à plusieurs millions or. De toute évidence, il semble, d'après les faits, que les ressources n'étaient pas épuisées.
Nous pencherons donc, comme les « inventeurs », sur la deuxième hypothèse : la découverte d'un trésor.
Puisque l'abbé Saunière - qui est mort misérable, ainsi d'ailleurs que Marie, sa dame de compagnie, décédée en 1930 (sic)- a découvert et employé le trésor, que cherchent donc les « Parisiens» et les autres ?
Leurs déclarations, que nous avons précieusement recueilles, se rapprochent de l'irréel et du fantastique.
Les uns, c'est le trésor de Blanche de Castille, les autres le trésor des Templiers,
Le premier serait compose de pierres précieuses, d'or, d'armures.
Le second, de six tonneaux d'or dont l'un serait entamé (travaux de l'abbé Saunière). C'est à vous faire rêver.
Notre prochain article traitera du fabuleux trésor et des propositions fantastiques faites à la municipalité de Rennes-le-Château.


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