«Diable!», répond Joël Martres, qui n'a aucun souvenir d'avoir accueilli ce type de conférences. Avant de donner sa version de l'affaire du jour. «Au nom de quoi interdirions-nous la parole à ces gens?», demande-t-il. Selon lui, d'ailleurs, l'université ne faisait qu'héberger l'événement, sans «caution scientifique», et c'est «pour des raisons très pragmatiques» que la conférence a dû être annulée.«Au départ nous pensions que le colloque allait attirer 40 à 60 personnes, et nous avions tout prévu en conséquence», raconte Joël Martres. Mais rapidement, les organisateurs se seraient trouvés noyés sous les demandes. «Ca n'aurait pas été correct de refouler les gens, nous avons préféré annuler», assure le responsable.