OVNI: articles courriers et news d'un bulletin d'une base aerienne militaire française (2000-2004)
voici un regroupement de textes , articles,lettres ouvertes, témoignages sur le phénomène ovni extraits d'un bulletin d'information d'un escadron de chasse aérienne . le sujet ne leur semble pas tabou en interne.
extrait de l'AP 5 N°19
« Messieurs,
Votre article paru en première page de votre édition du 1er août et intitulé « l’astronaute… » a retenu toute mon attention.
J’ai en effet, il y a déjà de très nombreuses années, été consulté par les membres d’une commission qui enquêtait sur le phénomène « OVNI » , du fait que j’avais en 1950 et 1951 commandé un Groupe de chasse basé à ORANGE (Vaucluse), équipé du chasseur à réaction britannique « VAMPIRE », dont une patrouille avait été témoin de la présence d’un «OVNI» dans le ciel de Provence.
Un jour comme les autres de cette période, je fus appelé de toute urgence à la tour de contrôle de la Base pour y apprendre qu’une patrouille de mon groupe, composée de deux « VAMPIRES » pilotés par deux aviateurs chevronnés, le lieutenant Galibert accompagné du sergent-chef Prio également très qualifié, signalait poursuivre à 10 000 mètres d’altitude un « objet volant » qu’elle n’identifiait pas. Au moment où j’arrivais au contrôle le contact visuel précité venait d’être rompu car « l’objet volant » en cause avait repris une altitude inaccessible au « VAMPIRE ». Cette scène s’était déroulée au-dessus de Toulon/Saint-Mandrier.
Ce n’est que beaucoup plus tard, lorsque l’existence des vols clandestins américains du planeur secret motorisé U2 fut divulguée, que je compris que l’événement rapporté ci-dessus était dû à la présence dans le ciel de notre pays d’un U2. Cet aéronef était prévu pour des altitudes inaccessibles aux radars et aux chasseurs de l’époque. Je suppose que parfois le pilote s’enhardissait à descendre aux environ de 10/12 000 mètres afin d’obtenir de meilleurs clichés.
Selon mes souvenirs la Commission sus indiquée n’avait à l’époque retenu que trois cas «d’OVNI», un autre, notamment, étant apparu aux environ de Reims. Le troisième avait été considéré comme douteux. »
Jean-Marie VAUCHY - Saint-Cloud, le 1er août 2000
Colonel et navigant, honoraire, de l’Armée de l’Air
Extrait AP 5 N°27
Vous allez trouver dans ce numéro de l'AP 5 New's et dans les suivants un témoignage fort troublant sur les OVNI et une approche très scientifique des observations dans le monde entier. Je ne porterai pas de jugement sur les faits et sur les documents suivants, mais cet article m'avait interpellé il y a quelques années. Peut être que le général D LETTY, grand spécialiste des ovni nous fera l'honneur de nous écrire un mot sur ce sujet qui le passionne.
Observation, par l’US Air Force, d’un objet non identifie dans la région centrale sud des U.S.A. le 17 juillet 1957
Résumé Un avion à réaction RB 47 de l’US Air Force, équipé de moyens électroniques de contre-mesures radio (ECM) avec un équipage de six officiers, fut suivi par un objet volant non identifié sur une distance de plus de 1 300 kilomètres et pendant une durée de 1 heure 30 minutes, pendant qu’il volait du Mississippi à l’Oklahoma, en traversant la Louisiane et le Texas. L’objet fut, à diverses reprises, observé visuellement par le pilote et le co-pilote et apparut comme une lumière intense. Il fut aussi suivi par des radars au sol et détecté par les équipements ECM à bord du RB 47. L’intérêt particulier de ce cas réside ans le fait qu’à plusieurs reprises ont été observées des apparitions et disparitions simultanées, par les trois méthodes physiquement distinctes d’observation (visuelle, radar, ECM), ainsi que des manœuvres dont la rapidité allait très au-delà de l’expérience aéronautique passée ou future des membres de l’équipage. Introduction Très tôt, ce matin du 17 juillet 1957, un avion RB 47 décollait de la base aérienne de Forbes près de Popeka dans le Kansas. Une mission multiple était prévue, avec des exercices de tir au-dessus de la zone du golfe de Texas, des exercices de navigation au-dessus de la mer et finalement des exercices ECM prévus pendant le voyage de retour à travers la partie centrale sud des U.S.A. Le RB 47 comportait un équipage de six officier, trois d’entre eux étaient des spécialistes électroniciens manipulant l’appareillage ECM dans la partie arrière de l’avion. Leurs noms sont les suivants : - Lewis D. Chase : pilote – James II Mc Coid : co-pilote – thomas II Hanley : navigateur – John J. Provenzano : au moniteur ECM N° 1 – Frank B Mc Clure : au moniteur ECM N° 2 – Walter A. Tuchschner : au moniteur ECM n°3. La suite a été extraite aussi bien de l’interview de ces hommes que des éléments du dossier finalement retrouvé. Ce dossier consiste en un télex de trois pages, expédié depuis le 745° Acwron à Duncanville (Texas) à 15 h 57 (TU) le 17 juillet 1957 et un résumé de quatre pages préparé par F.T. Piwetz officer de " Wing Intelligence " à la 55° escadrille de reconnaissance de la Base aérienne de Forbes et transmis au quartiers Généraux de l’ADC à la base aérienne de " ENT " dans le Colorado, en réponse à une demande du 15 août 1957, émanant du colonel F.T. Leep, directeur de " l’ADC Intelligence ". Ce résumé, plus un rapport de douze pages, rédigé par les témoins du RB 47, fut expédié le 17 novembre 1957 par ADC à Blue Book (service de l’US air Force chargé de recueillir les témoignages OVNI à cette époque), et fut évidemment la première notification que Blue Book ait reçu à propos de ce cas. Le rapport de douze pages (AISOP N°2) fut préparé par le Major Chase (pilote), le 10 septembre 1957. Il contient un grand nombre de précisions importantes souvent non incluses dans les autres documents du dossier. Il y a ainsi une très importante masse d’information dans le dossier de ce cas à propose des heures précises, des lieux et autre circonstances. Le dossier présente, en outre, le grand intérêt de refléter un récit préparé au moment où les détails étaient encore frais dans la mémoire de l’équipage. Avant de décrire le premier contact ECM avec l’OVNI, il est nécessaire d’expliquer brièvement la nature de l’équipement ECM de bord impliqué dans ce cas ; (les détails n’en sont plus classifiés en raison de l’obsolescence du matériel, mais à l’origine, tous les documents du dossier étaient classés SECRET. Le RB 47 comportait trois " moniteurs " radars passifs de recherche d’azimut et de mesure des caractéristiques impulsionnelles des radars sol ennemis. Ce matériel était utilisé au profit de la coordination des informations de sécurité aérienne militaire. Le moniteur n°2 servi par Mc Clure, était un récepteur ALA-6 équipé d’antennes " back to back " situées dans un compartiment du ventre de l’avion, près de la queue et tournant de 150 à 300 tours/minute au choix, pour le balayage en azimut. (Noter que ceci implique la capacité d’observer dix fois par seconde un radar sol, même éloigné). Sa gamme de fréquences s’étendait de 1000 à 7500 MHz. Dans l’avion, les signaux du récepteur ALA—DF étaient traités par un récepteur radar APR-9 et par un analyseur d’impulsions ALA-5. toutes les références au moniteur n°2 impliquent ce système complet. Le moniteur n°1 servi par Provenzano, était un système APDA-DF avec une paire d’antennes fixes montées à l’extrémité de chaque aile de l’avion. Il pouvait travailler à la même fréquence que le moniteur n°2 mais possédait une gamme s’étendant plus loin encore en fréquence. Le moniteur n°3 avait une bande de fréquence de 30 à 1000 MHz et était servi par Tuchscherer. Il ne fut pas affecté et ne sera donc pas décrit ici. Les communications VHF ne furent pas non plus affectées. Il faut insister sur le fait que les récepteurs DF ne sont pas des radars. Ils n’émettent aucun signal qui pourrait se réfléchir sur un obstacle éloigné. Ils se contentent " d’écouter " passivement les signaux radar émis au sol ou en vol, d’en analyser les " signatures " et autre caractéristiques. Quand ils reçoivent le signal d’un émetteur radar éloigné, l’écran cathodique de ces récepteurs montre un " bip " (pulsant à cause de l’effet stroboscopique) dans une position azimutale correspondant à la direction apparente du radar émetteur dans un système de coordonnées polaires lié à l’avion. Dans le cas d’un radar au sol fixe dont l’avion se rapproche, le " bip " est initialement vu dans la partie supérieure de l’écran et se déplace vers le bas de l’écran (ce point doit être soigneusement noté pour interpréter la discussion qui suivra). Après avoir terminé les exercices de navigation prévus au-dessus du Golfe, Chase dirigea l’appareil ver la côte du Mississippi. Il volait à une altitude de 34500 pieds (10 500 m) et à un nombre de Mach de 0,75 (vitesse indiquée 238 nœuds, vitesse aérodynamique réelle 850 km/h). Le temps était parfait et pratiquement sans nuages, sous influence d’un large anticyclone s’étendant jusqu’à la troposphère. Il n’y avait aucune averse, ni aucun orage nulle part le long de la route aérienne. Peu de temps après, la côte fut franchie près de la ville de Gulfport, en un point marqué a sur la carte jointe plus loin. Mc Clure détecta alors sur le monteur n°2 un signal en provenance de la " position 5 heures" (secteur AR droit° qui lui semblait analogue à un signal de radar sol ; en notant que le " bip " se déplaçait vers le haut de l’écran, Mc Clure pensa que cela devait être un radar, loin dans le nord-ouest qui était détecté avec une ambiguïté de 180° pour quelque motif électronique. Mais quand le " bip ", après s’être déplacé vers le haut de l’écran par la droite, croisa la route du RB 47 et commença à descendre l’écran par la gauche, Mc Clure pensa que l’hypothèse d’une ambiguïté de 180° était inacceptable pour expliquer un tel phénomène. Par chance, il avait examiné le signal sur son analyseur d’impulsions ALA-5 avant que le " bip " quitte l’écran à l’arrière gauche. Il se souvient que la fréquence était voisine de 2800 MHz et, phénomène particulièrement bizarre, que la largeur des impulsions et leur fréquence de répétition étaient plutôt celles d’un radar de recherche au sol dans la bande S. Il se souvient toutefois que la vitesse de balayage apparente (déduite de l’effet stroboscopique) semblait normale. Peut-être à cause des grandes similarités avec les caractéristiques des équipements au sol comme le CPS-6B largement utilisé à cette époque, Mc Clure, à ce moment, n’appela pas l’attention des autres membres de l’équipage sur ce signal. Le moniteur n°1 ne travaillait pas sur cette fréquence à ce moment, il le fera ensuite. Le moniteur n°3 était incapable de travailler sur cette fréquence. Considérons maintenant l’information transcrite à partir du rapport-résumé préparé par l’officier du Wing Intelligence Constrate-Conwg 55 à la base aérienne militaire de Forbes, concernant cette partie de l’incident où l’avions porte le nom de code " Lacy 17 ". " L’opérateur de reconnaissance ECM n°2 de l’avion RB 47.11 " Lacy 17 " intercepta, approximativement à Méridian (Mississippi), un signal ayant les caractéristiques suivantes : fréquence : 2995 à 3000 MHz, largeur d’impulsion : 2 microsecondes, fréquence de répétition des impulsions : 600 Hz, vitesse de balayage : 4 tours par minute, polarisation : verticale. Le signal se déplaça rapidement vers le haut de l’écran du chercheur de direction, indiquant une source rapidement mobile (par exemple une source aéroportée). Le signal fut abandonné après observation ". Premier contact visuel Si rien d’autre n’était arrivé au cours du vol pour suggérer qu’un " objet " inconnu était présent au voisinage du RB 47, les observations de Mc Clure n’auraient, sans aucun doute, jamais été mentionnées et auraient certainement été rapidement oubliées probablement par lui-même aussi. Il était, en effet, étonné, mais à ce moment, plutôt enclin à penser qu’il y avait un problème électronique. Le plan de vol prévoyait un virage vers l’ouest aux environs de Méridian et de Jackson (Mississippi) au point B de la carte) avec des exercices planifiés où les " officiers de la guerre électronique " devaient exécuter des mesures ECM sur des radars au sol connus. Les documents du dossier confirment ce que Chase et Mc Coid décrirent au Dr J. Mc Donald (d’une manière plus vivante et avec plus de détails) concernant les évènements inhabituels qui suivirent bientôt Ils prirent le cap 265, toujours à Mach 0,75 et 34500 pieds d’altitude à 10 h 10 (TU) (4 h 40 heures locale), le Colonel Chase, à la place du pilote, vit ce qu’il prit tout d’abord pour les phares d’atterrissage d’un autre jet approchant rapidement dans la direction 11 heures (1), peut-être un peu plus haut que le RB 47. Il attira l’attention de Mc Coid sur cette lumière en notant l’absence de quelconques feux de navigation. Pendant que la lumière blanc-bleuâtre intense continuait à se rapprocher, il utilisa l’interphone pour alerter le reste de l’équipage de se tenir prêt à des manœuvres soudaines d’évitement. Mais avant qu’il ait pu commencer la manœuvre , Mc Coid et lui-même virent la lumière brillante changer à peu près instantanément de direction et bondir de leur gauche à leur droite en traversant leur axe de vol à une vitesse angulaire que Chase ne se souvient avoir jamais observée en vingt années de vol, que ce soit avant cet incident ou depuis. La source lumineuse s’était rapidement déplacée de la position 11 heures à la position 2 heures et alors s’éteignit soudain en clignotant. Le " rapport des observateurs aériens " rempli par Chase au cours de l’interrogatoire officiel, donne la position du RB 47 au moment de ce premier contact visuel à 10 h 10 (TU) : 32°00 N 91°28W, ce qui le place près de Winnsboro au centre-est de l’Etat de Louisiane. (point C de la carte). Les descriptions obtenues par la commission du Condon au cours des interviews de 1969, ainsi que ceux que nous venons de citer, sont remarquablement conformes au rapport original de l’intelligence Service : " A 10 h 10 (TU) le commandant de bord observa pour la première fois une lumière blanche, très intense, avec une faible coloration bleutée, dans la position 11 heures de son avion, traversant par l’avant jusqu’à environ la position 2 h 30. le co-pilote observa le même phénomène. La lumière en arrivant à la position 2 h 30, disparut soudainement ". Chase n’observa aucune anomalie de compas magnétique pendant le vol. Actions au- dessus de la Louisiane et du Texas Immédiatement après l’extinction de la lumière, Chase et Mc Coid commencèrent à en parler par l’interphone et le reste de l’équipage, alerté par Chase, écoutait leur conversation. Mc Clure, se souvenant alors du signal anormal qu’il avait reçu sur son ALA-6 à proximité de Gulfort, parla aussitôt pour la première fois de cet incident particulier et régla simultanément son moniteur n°12 pour balayer autour de 3000 MHz afin de voir ce qui serait observé. Il détecta aussitôt un puissant signal à 3000 MHz en provenance de la position 2 heures, exactement dans l’azimut relatif où la source lumineuse inconnue s’était éteinte quelques moments plus tôt. Provenzano raconta au Dr J. Mc Donald qu’aussitôt après cela, ils contrôlèrent le moniteur n°2 (sur des stations radar au sol connues) afin d’être sûrs qu’il fonctionnait correctement ; il apparut qu’il était en parfait état de marche. Il accorda alors son propre moniteur n°1 sur 3000 MHz et reçut également un signal dans la même direction. Il reste la possibilité, bien sûr, que ce signal ait été émis par hasard à partir d’un radar sol situé dans la même direction relative. Mais, comme les minutes passaient, le RB 47 continuait à avancer vers l’ouest à environ 850 km/h et l’azimut relatif de la source de 3000 MHz ne changeait pas de position relative. Le " bip " aurait dû se déplacer par la droite vers le bas de l’écran des moniteurs dans le cas d’un radar au sol, ce qui n’était pas le cas, le " bip " restait immobile. Chase changea la vitesse de l’avion, allant jusqu’à la puissance maximum possible, mais rien ne semblait changer l’azimut relatif de la source de 3000 MHz 1- dans l’aéronautique les directions sont indiquées par comparaison aux chiffres d’un cadran horaire vu de dessus, dont le midi coïnciderait avec l’avant de l’appareil et le chiffre 6 avec l’arrière, le cadran étant parallèle aux ailes et tourné vers le ciel.
Ils traversèrent la Louisiane et arrivèrent dans la partie est du Texas avec " l’objet " qui maintenait toujours sa position par rapport à l’avion. Ils parvinrent ainsi aux limites de la zone de couverture radar du 745ème Acwron de Duncanville (Texas), et Chase perdit sa reluctance à appeler l’attention sur le phénomène qu’il observait. Il contacta alors la station radar par son nom de code " Utah " car l’équipage commençait à ce moment à se sentir mal à l’aise à propos de l’incident. Cette phase de l’observation est décrite de la façon suivante dans le rapport de l’officier du "Wing Intelligence" : " Le commandant de bord le signala à l’équipage et l’opérateur ECM n°2 chercha le signal décrit précédemment, trouva le même vers 10 h 30 (TU) à un azimut relatif de 070 degrés, 10 h 35 (TU) à un azimut relatif 065 degrés, 10 h 30 (TU) azimut relatif 040 degrés. Notez que l’heure indiquée ci-dessus pourrait faire penser que Mc Clure ne chercha pas immédiatement à faire la vérification avec son ALA-6 mais que vingt minutes s’écoulèrent avant qu’il y songea. Notez aussi que vers 10 h 38 (TU) la source inconnue de 3000 MHz, ressemblant à l’émission d’un radar, se déplaçait vers le haut de l’écran (azimuts décroissants) malgré les 850 km/h de l’avion. L’officier du "Wing Intelligence" continue : " A 10 h 39 " (TU), le commandant de bord observa une énorme lumière qu’il estima être à 5000 pieds (1500m) plus bas, dans l’azimut 2 heures. L’altitude de l’avion était de 37500 pieds, le temps parfaitement clair. Bien que le commandant ne pu pas déterminer la forme ni les dimensions de l’objet, il avait la nette impression que la lumière émanait du sommet de cet objet. A environ 10 h 40 (TU) l’opérateur ECM n°2 rapporta qu’il recevait deux signaux dans les azimuts relatifs 040 et 070 degrés. Le commandant de l’avion et le co-pilote virent ces deux objets au même moment avec la même couleur rouge. Le commandant de bord reçut la permission de ne plus suivre le plan de vol initial et de poursuivre l’objet. Il alerta le site ADC " Utah " et réclama toute l’assistance possible. A 10 h 42 (TU) l’opérateur ECM n°2 vit l’objet dans l’azimut relatif 020 degré ". Au cours des interviews du Dr J. Mc Donald avec l’équipage, Chase fit savoir que le radar sol de " Utah " observait également l’avion et l’objet sur ses écrans et que le service FAA éloigna tous les autres avions de la trajectoire afin de lui permettre de continuer la poursuite. Continuons le résumé de l’officier du " Wing Intelligence " : " A 10 h 42 (TU), l’ECM n°2 détectait un objet dans l’azimut 020 degrés. Le commandant de bord accrut la vitesse jusqu’à Mach 0,83 et vira pour poursuivre l’objet qui était alors en face. A 10 h 42 (TU) l’ECM n°2 avait de nouveau deux signaux aux azimuts relatifs 040 et 070 degrés. A 10 h 44 (TU) il avait un seul signal l’azimut relatif 050°. A 10 h 48 (TU) l’ECM n°3 commença à enregistrer les conversations sur l’interphone de bord. Le radar sol ADC demanda à l’avion de se placer en mode transpondeur III pour identification radar et fit préciser la position relative de l’objet. L’équipage répondit que l’objet se trouvait à dix milles nautiques au nord-ouest de Fort worth (Texas) et le site ADC " Utah " confirma immédiatement la présence de l’objet sur ses scopes. Vers 10 h 50 (TU) l’objet sembla s’arrêter et l’avion le dépassa. " Utah " rapporta qu’ils perdirent l’objet de leurs scopes à ce moment précis et l’ECM n°2 à bord de l’avion perdit le signal simultanément ". Chase, en réponse aux questions du Dr J. Mc Donald, indiqua qu’il se souvenant très bien qu’il y avait eu simultanéité ente le moment où il commença a sentir qu’il s’approchait de l’objet à peu près à la vitesse du RB 47 et le moment où " Utah " lui indiqua que l’objet avait stoppé sur ses scopes. Il dit qu’il vira un peu pour éviter la collision avec l’objet, n’étant pas sûr de son altitude relative par rapport à lui et trouva alors qu’il passait pas dessus au fur et à mesure qu’il s’en approchait. A l’instant ou l’objet s’éteignait visuellement, il disparut simultanément, à la fois du moniteur ECM n°2 et du radar sol de " Utah ". Il était alors, pour le pilote, à un angle de dépression de l’ordre de 45°, sous l’avion vers la gauche. Chase mit le RGB 47 en virage à gauche aux environs de Minerals Wells (Texas) (point E de la carte). Lui et Mc Coid regardaient par-dessus leurs épaules pour essayer de voir à nouveau la source lumineuse. Tous les hommes impliqués se souviennent de la simultanéité avec laquelle l’objet se ralluma visuellement, apparut sur l’écran du moniteur ECM n°2 et sur les écrans du radar sol du site " Utah " Le rapport de 1957 décrit ces évènements de la façon suivante : " L’avion commença à virer, l’ECM n°2 reçut brusquement un signal dans l’azimut 160° : Utah obtint alors de nouveau un écho et le commandant de bord obtint de nouveau le contact visuel. A 10 h 52 (TU) l’ECM n°2 avait un signal dans le 200° se déplaçant vers le haut de son écran. L’avion commença à s’approcher de l’objet tandis que la distance estimée était de cinq milles nautiques (8 km). A ce moment, l’objet apparut chuter ver l’altitude de 15000 pieds et le commandant perdit le contact visuel ; " Utah " perdit également à ce moment l’objet de ses scopes. A 10 h 55 (TU), dans la zone de Minerals Wells (Texas), l’équipage indiqua à " Utah " que l’avion devait retourner à sa base à cause des réserves insuffisantes de carburant. L’équipage demanda à " Utah " si un rapport Cirvis avait été transmis. Il lui fut répondu par l’affirmative. A 10 h 57 (TU) l’ECM n°2 recevait un signal en provenance de 300° (azimut relatif) mais " Utah " ne recevait aucun écho. A 10 h 58 (TU) le commandant de bord obtint un nouveau visuel à environ vingt milles nautiques au NW de Fort Worth (Texas) à une altitude de 20 000 pieds dans la position 2 heures par rapport à l’avion ". Chase ajouta d’autres détails à cette partie du récit des évènements, indiquant qu’il demanda et obtint la permission de la station " Utah " de piquer vers l’objet quand il fut plus bas que l’avion. Quand il piqua de 35 000 à 20 000 pieds l’objet s’éteignit en clignotant, disparaissant des scopes de la station " Utah " et du moniteur ECM n°2 au même instant. Mc Clure se souvient également de cette simultanéité. Action au-dessus de la Zone Texas/Oklahoma Mc Coid se souvient qu’à ce stade des activités, il fut un peu préoccupé par la consommation excessive de carburant due à l’utilisation de la puissance maximale ainsi qu’à une large entorse au plan de vol initial. Il avisa Chase que les réserves de carburant nécessitaient un retour vers la base de Forbes, aussi ils se dirigèrent vers le nord, à partir de Fort worth (point F de la carte). Mc Clure et Chase se souviennent que le système ALA-6 repéra encore une source de 3000 MHz vers l’arrière. Le rapport de l’intelligence Service de 1957 résume ainsi les évènements de cette partie du vol : " A 11 h 20 (TU), l’avion prit le cap de sa base. Ceci plaça l’objet dans la queue de l’avion. L’ECM n°2 continua à recevoir le signal de l’objet dans l’azimut relatif 180/190° jusqu’à 11 h 40 (TU) où l’avion était approximativement par le travers d’Oklahoma City. A ce moment, le signal diminua d’une manière plutôt abrupte. Le directeur de la sécurité de la 55° escadrille de reconnaissance stratégique n’a aucun doute que les détections de l’équipement ECM coïncident exactement avec les observations visuelles du commandant de bord à maintes reprises, indiquant ainsi positivement que l’objet était la source du signal à 3000 MHz ". Le sérieux de Blue Book Les enregistrements indiquent nettement que le projet Blue-Book (1) reçut un résumé de l’information sur cet incident de la part de l’ADC le 25 octobre 1957 (donc plus de trois mois après la date de l’évènement). Un bref résumé se termine par le paragraphe suivant : "Après un examen des informations en accord avec le CAA, il fut définitivement établi par le CAA que l’objet observé dans le voisinage de Dallas et Fort Worth était un avion de ligne." Ceci se réfère à une quasi-collision de deux DC6 des American Airlines près de Salt Flats (Texas) (voir la carte), à 50 milles nautiques de EL paso, à une altitude de 14000 pieds à 3h30 ce même jour. Or, cet évènement se situe à 500 km à l’ouest du plus proche point qui nous concerne ici et près de deux heures plus tôt que l’évènement du RB 47. Le cas porte désormais la mention " identifié comme étant le vol American Airlines 656" dans les dossiers officiels du Blue-Book ! 1-Organisme de l’US air Force chargé d’étudier le phénomène OVNI (en 1957)
Extrait bulletin AP5 N°28 Je souhaite que la première partie de cet article, paru dans le dernier numéro d'AP 5 New's vous ai donné l'envie de lire la suite. C'est cette partie qui m'a permis de m'interroger sur la réalité d"extraterrestres. La rigueur de la démonstRAtion ne peut pas ne pas nous poser des questions
Deux questions essentielles
Dès que l’on possède une information exhaustive sur le sujet, on ne peut plus se contenter de balayer simplement de son esprit le malaise causé par la lecture de ces dizaines de milliers de témoignages que déjà, à première lecture, on constate cohérents. La logique cartésienne nous conduit alors à nous poser les questions suivantes :
1) Les yeux des témoins ont-ils réellement observé quelque chose dans le ciel ? Une réponse négative orienterait dès lors l’étude vers des psychoses collectives ou l’invention pure, par exemple, alors que la question vient à l’esprit en cas de réponse positive est la suivant :
2) Si les témoins ont réellement vu « quelque chose » dans le ciel, peut-on expliques ces observations par des phénomènes connus (planètes,satellites,météorite,ballons, etc) ? Réponse à la question n° 1 « S’agit-il d’un phénomène réellement observé par les témoins ? » Pour répondre à cette question on peut utiliser des éléments d’information indirects contenus dans les rapports d’observation : - La date, l’heure et le lieu d’observation, - Les conditions météorologiques au moment de l’observation. J’ai pensé, en effet, que les témoins avaient eu tendance à n’attacher qu’une importance secondaire à ces quatre paramètres et qu’ils cherchaient davantage à préciser la description du phénomène prétendu observé. L’étude a été menée par des méthodes statistiques. Elle a porté sur un peu plus de 1 000 rapports prélevés au hasard dans le fichier dont je dispose. J’ai utilisé les rapports d’observation dans lesquels la date, l’heure et le lieu d’observation étaient connus avec précision (ils le sont dans 80 % des cas). Vérification des données météorologiques Il est possible de contrôler les conditions météorologiques alléguées par les témoins (elle sont précisées dans le quart des cas) par comparaison avec les archives de la Météorologie nationale. On constate que les indications des témoins sont exactes dans 99,5 % des cas. Ceci peut être un premier élément d’appréciation de la valeur des informations que contiennent les rapports d’observation. Méthode utilisée pour vérifier si le phénomène est réellement observé par les témoins La lecture des milliers de rapports d’observation disponibles révèle que le phénomène OVNI est prétendu être observé à toutes les distances (de quelques mètres à plusieurs dizaines de kilomètres). Par conséquent, s’il s’agit là d’un phénomène réellement observé il doit être d’autant plus rapporté que l’atmosphère terrestre est plus transparente au moment de l’observation. Une étude statistique, même élémentaire, portant sur l’état de la couverture nuageuse au moment de l’observation révèle que cette propriété semble vérifiée aussi bien en France que dans les pays étrangers : Répartition des observations par conditions météorologiques
Action plus précise de la transparence atmosphérique L’étude peut être abordée d’une façon plus précise en rapprochant les rapports d’observation des conditions de visibilité atmosphérique réellement mesurées. En effet, les services météorologiques des aéroports mesurent en permanence les conditions de visibilité horizontale et verticale qu’ils expriment en distances au-delà des quelles un avion n’est plus visible. La répartition géographique des aéroports est souvent suffisante pour extrapoler les conditions de transparence atmosphérique en un lieu autre que l’aéroport lui-même. Ceci a été utilisé pour les rapports français d’observation d’OVNI et on a ainsi pu connaître les conditions de visibilité réelles au lieu et au moment précis de l’observation alléguée d’un OVNI. Les rapports d’observation ont été ensuite groupés en « classes », en fonction de la distance de visibilité qui existait réellement au lieu et à l’heure de l’observation alléguée (voir figure 2). (Ces deux données sont objectives et indépendantes de la volonté d’un témoin particulier). On peut aussi à partir des mesures réelles de visibilité horizontale et verticale, déterminer le « volume de visibilité » qui entourait chaque observateur au moment de l’observation. Si l’on suppose alors que l’atmosphère est traversée par les mobiles statistiquement équirépartis en volume (sur une durée assez longue, 30 ans ici) et si l’on suppose également que la probabilité d’observation et de transmission d’un rapport est constantes quant il pénètre dans le « volume de visibilité » d’un observateur, on peut alors se livrer à un exercice de calcul conduisant à évaluer une «loi théorique» exprimant la possibilité de variations du nombre des rapports d’observation de mobiles en fonction de la distance de visibilité (cette loi n’est pas celle du cube de la distance de visibilité verticale à cause de la stratification horizontale de l’atmosphère). La comparaison de cette «loi théorique» et des résultats statistiques portant sur les rapports d’observation d’OVNI réellement disponibles est appréciable sur le diagramme suivant :
Le fait que les rapports d’observation réellement reçus respectent pratiquement la loi théorique précédente implique plusieurs choses : a) Les lois d’optique sont respectées (n’oublions pas, en effet, que la distance de visibilité est mensurée optiquement par des météorologues), b) Le phénomène observé respecte la règle suivante avec une bonne approximation : V x Po x Pr = Cte, ave : V = nombre d’objets par unité de volume atmosphérique en 30 ans. Po = probabilité d’observation d’un objet pénétrant dans le « volume de visibilité » d’un observateur, Pr = probabilité de rapporter les observations. Action de l’absorption atmosphérique au voisinage de l’horizon Un autre résultat est également intéressant à noter : c’est la répartition du nombre (N) des rapports en fonction de la hauteur angulaire (h) d’observation alléguée au-dessus de l’horizon, (ou plutôt, comme pour étudier l’absorption atmosphérique, log N en fonction de 1/sin h). En effet, si l’on prélève les cas pour lesquels la distance témoin-objet était de plusieurs kilomètres au moment du début de l’observation (1) et si l’on utilise ceux pour lesquels les observateurs ont pris la précaution de déterminer la hauteur angulaire du début d’observation (2) on peut tracer les variations du nombre des rapports d’observation reçus en fonction la hauteur angulaire (les rapports ont été groupés par « classes » de hauteur angulaire).
On voit que le phénomène se comporte statistiquement comme si les lois de l’absorption atmosphérique étaient respectées, puisqu’on obtient une « droite de Bouguer » comme celle qu’utilisent les astronomes pour étudier l’absorption de lumière par l’atmosphère. (1) distance mesurée objectivement par triangulation dans le cas d’observations simultanées par plusieurs témoins éloignés les uns des autres. (2) Ces cas sont évidemment peu nombreux mais émanent d’observateur particulièrement compétents. Une vérification supplémentaire Les résultats cités précédemment peuvent conduire à l’hypothèse suivante : le phénomène est « statistiquement équivalent » à l’observation d’objets (au sens optique du mot) traversant l’atmosphère ; leur nombre par unité de volume est constant sur 30 ans. Le fait q’un rapport d’observation nous soit parvenu est lié à des facteurs sociologiques (densité de témoins potentiels, probabilité de faire part de son observation, probabilité que le rapport d’observation nous soit transmis) ou à des facteurs liés à la transparence atmosphérique. Il est possible de se livrer à une vérification de cette hypothèse par la méthode suivante : On choisit deux groupes de département français distincts : le premier groupe correspond à des départements du nord de la France où la densité de population est aussi variée que possible et où, simultanément, on a enregistré un ensoleillement annuel moyen de 1 200 heures environ (moyenne relevée sur 30 ans par la Météorologie Nationale), le second groupe obéit aux mêmes règles mais avec deux fois plus d’ensoleillement (2 500 heures environ). Il s’agit donc de départements du midi de la France. On compte ensuite le nombre de rapports d’observation d’OVNI qui nous sont parvenus de chacun des départements des deux groupes et on trace les variations du nombre de rapports d’observation en fonction de la densité de population à l’échelle d’un département (sa superficie intervient au second ordre, puisque les départements ont des superficies assez comparables).
On constate alors que : les départements d’un même groupe s’alignent (le nombre de rapports d’observation est proportionnel à la densité de population).
B) les deux groupes donnent des alignements distants d’un facteur 2 (on a choisi précisément un facteur 2 entre les moyennes annuelle d’ensoleillement). En réponse à cette première question, on voit mal comment les trois résultats qui précédent pourraient s’expliquer par des phénomènes purement psychiques (conscients ou inconscients), en fait, nous avons le choix entre deux hypothèses pour expliquer les trois résultats précédents : le phénomène allégué présente toutes les caractéristiques de «quelque chose» de réellement observé visuellement par les habitants à travers une atmosphère plus ou moins transparente. Les témoins se sont concertés, par milliers, dans tous les pays du monde, pour choisir des dates, heures et lieux allégués d’observation tels que les résultats statistiques puissent respecter scrupuleusement les lois de la vision humaine en atmosphère plus ou moins transparente. La première hypothèse est évidemment la seule plausible. Nous sommes donc bien en présence d’un phénomène réellement observé par les témoins. J'attends toujours une réaction de Denis LETTY, qui possède une réelle compétence sur les phénomènes extraterrestres.
Extrait AP 5 N°30
Suite et fin de notre " Etudes et réflexions a propos du phénomène " OVNI
Réponse à la question N° 2
Le phénomène réellement observé par les témoins est-il une mauvaise interprétation d’observations de phénomènes connus ? La réponse qui est généralement proposée à une telle question consiste à citer une dizaine de rapports d’observation d’OVNI pour appuyer une conviction négative. On peut alors présenter dix autres témoignages correspondant à des erreurs d’interprétation flagrantes qui viennent détruire la thèse précédente. Pour éviter cet écueil j’emploierai une méthode d’analyse statistique. Elle présente ainsi l’avantage d’être vérifiable, ne peut faire l’objet d’aucune querelle de compétences et prend en compte tous les témoignages disponibles, sans choix orienté. J’ai chois d’étudier un paramètre directement lié au phénomène observé : la durée totale d’observation alléguée par le témoin. On pourrait craindre d’utiliser une quantité évaluée subjectivement par le témoin, aussi la précaution a été prise de mener parallèlement une étude expérimentale de contrôle qui a montré que l’évaluation subjective des durées par les témoins est rarement fausse de plus d’un facteur 2 à 3 (dans les deux sens) ce qui est largement suffisant pour l’étude.
Le phénomène réellement observé par les témoins est-il une mauvaise interprétation d’observations de phénomènes connus ? La réponse qui est généralement proposée à une telle question consiste à citer une dizaine de rapports d’observation d’OVNI pour appuyer une conviction négative. On peut alors présenter dix autres témoignages correspondant à des erreurs d’interprétation flagrantes qui viennent détruire la thèse précédente. Pour éviter cet écueil j’emploierai une méthode d’analyse statistique. Elle présente ainsi l’avantage d’être vérifiable, ne peut faire l’objet d’aucune querelle de compétences et prend en compte tous les témoignages disponibles, sans choix orienté. J’ai choisi d’étudier un paramètre directement lié au phénomène observé : la durée totale d’observation alléguée par le témoin. On pourrait craindre d’utiliser une quantité évaluée subjectivement par le témoin, aussi la précaution a été prise de mener parallèlement une étude expérimentale de contrôle qui a montré que l’évaluation subjective des durées par les témoins est rarement fausse de plus d’un facteur 2 à 3 (dans les deux sens) ce qui est largement suffisant pour l’étude. La durée d’observation des phéno-mènes connus visibles dans le ciel
Voyons tout d’abord ce que l’observation des phénomènes connus devrait nous révéler statistiquement quant à la durée des observations. On peut répartir les phénomènes connus observables dans le ciel entre les trois catégories suivantes : 1) les phénomènes dont l’observation est de très courte durée (quelques secondes au maximum) parmi lesquelles on trouve essentiellement les météorites, les rentrées de satellites, etc. 2) les phénomènes dont l’observation est de longues durée (1 heure au moins). On y trouve les ballons-sondes, les objets astronomiques, etc… 3) les phénomènes dont l’observation est de durée intermédiaire, qui peut s’étendre d’une dizaine de secondes à plusieurs minutes. On trouve dans cette catégorie les avions (toutes altitudes) les hélicoptères, oiseaux, insectes, etc… - les phénomènes de durée brève (type 1) sont très nombreux (des centaines de météorites sont visibles chaque nuit en moyenne), - les phénomènes de longue durée (type 2) sont également très nombreux et ont une plus grande chance d’être observés car la plupart sont visibles chaque jour (planètes), - les phénomènes de durée intermédiaire (type 3) sont plus rares que les autres et aussi plus faciles à identifier à cause des sons généralement associés. Un test expérimental d’observation de phénomènes célestes connus donne effectivement le résultat indiqué par une des courbes du diagramme suivant.
Durée d’observation du phénomène OVNI La durée d’observation est indiquée dans 46 % des rapports d’observation qui nous parviennent. Le nombre des rapports varie en fonction de la durée d’observation selon la courbe du diagramme ci-dessous, cette courbe est très nettement différente de celle qui correspond aux observations des phénomènes connus.
A noter que 70 % des rapports d’observations signalent simultanément un silence total en dessous de 1 000 mètres de distance.
Il ne s’agit pas de phénomènes connus
Il faut rapprocher trois résultats pour analyser le phénomène observé : 1) le nombre de rapports d’observations en fonction de la "distance de visibilité " atmosphérique, 2) le nombre de rapports d’observations en fonction de la durée des observations, 3) le nombre de rapports d’observations en fonction de la distance d’observation (distance témoin-" objet "). Nous pouvons alors chercher quels phénomènes connus répondent simultanément aux trois critères qu’impliquent les résultats précédents : - être surtout observables quand le ciel est très pur, - être surtout observables pendant une dizaine de minutes depuis un point donné, - être vus dans 50 % des cas à moins de 200 mètres de distance et ceci avec un silence total. Ces phénomènes connus n’existent pas, à ma connaissance, et il ne peut s’agir de mensonges puisque nous avons vu que la première question a levé le doute à ce sujet. Nous avons donc le choix entre trois hypothèses pour expliquer les résultats précédents : 1) nous sommes en présence d’un phénomène inconnu jusqu’à présent,
2) les témoins se sont concertés par dizaines de milliers à l’échelle du globe, pour faire en sorte que la durée et la direction de l’observation de phénomènes connus donnent des résultats statistiques impossibles à interpréter, 3) les témoins ont systématiquement commis des erreurs d’évaluation de durée d’un facteur 100 dans le sens de l’augmentation pour les courtes durées et dans le sens de la réduction pour les longues durées : ils ont simultanément falsifié les directions d’observations intelligemment. Les deux dernières hypothèses sont irrecevables.
Nous sommes donc en présence d’un phénomène inconnu réellement observé par les témoins Remarque 1 A ce stade il nous est, bien entendu, pas possible de savoir si les témoins ont observé un seul ou plusieurs phénomènes inconnus distincts. Remarque 2 Un article ne permet pas de présenter la totalité des résultats statistiques qui peuvent être obtenus sur ce phénomène à partir de 60 paramètres distincts. On peut dire que ces résultats montrent que le phénomène OVNI est décrit par les témoins d’une manière extrêmement cohérente dans tous les pays du monde quelles que soient leurs coutumes, le degré d’alphabétisation, les races ou l’évolution industrielle. C’est là un élément à ne pas négliger pour juger de la crédibilité des rapports d’observation.
EN CONCLUSION: Je suis amené à tirer personnellement les conclusions suivantes après six années d’études : 1) nous sommes en présence d’un phénomène réellement observé par les témoins ; 2) Ce phénomène possède des caractéristiques qui lui sont propres, avec un haut degré de cohérence interne et qui ne peuvent être expliquées par aucun phénomène connu observable dans le ciel ; 3) le phénomène OVNI présente un intérêt scientifique multidisciplinaire certain et son étude est abordable par les méthodes classiques de la science.
Souhaits et recommandations
Pour juger le phénomène OVNI il faut, à mon avis, être d’abord intellectuellement honnête et bien informé. Pour éviter toute passion dans ce jugement, je suggèrerais que le sceptique fasse, par exemple, ce que j’ai fait : 1) interroger lui-même et sans idées préconçues les centaines de témoins d’observations récentes les plus étranges, 2) prendre patiemment connaissance de très nombreux rapports émanant de " témoins aux fonctions officielles " et des témoins aux compétences indiscutables, enfin, compulser éventuellement les milliers de rapports d’observations reçus pendant les trente dernières années pour se faire une idée générale du problème (ne pas croire en l’occurrence à l’exhaustivité du peu d’information qu’on possède soi-même, ni penser que ce qui est largement publié en est un bon échantillons. 3) vérifier lui-même avec le plus grand soin certains témoignages et tenter de les expliquer complètement sans en omettre un seul détail important. Alors seulement le sceptique pourra véritablement exprimer sa propre opinion en connaissance de cause. Dans tout autre cas, il ne ferait que répéter l’opinion d’un autre ou juger un phénomène autre que celui dont j’ai voulu l’informer ici. En ce qui concerne cette méthode a radicalement changé mon jugement du phénomène, jugement qui était extrêmement sceptique à l’origine.
Mes souhaits : Mon premier et plus vif souhait est de voir l’étude de cet intéressant phénomène enfin abordée autrement qu’épisodiquement et à titre privé. Mon second souhait est, bien sûr, de participer à cet effort pour que ne soit pas perdu le bénéfice de six années de travail personnel. Il est, à mon avis, certain que pour voir la connaissance du phénomène progresser indiscutablement, il faudra qu’un organisme officiel en inscrive l’étude à son programme, même à très faible niveau de financement. Une telle recherche ne pourra certainement pas continuer à être abordée exclusivement à titre privé par quelques rares scientifiques, parce que le courage des hommes s’y essouffle et parce que leurs moyens personnels sont insuffisants. Je recommanderai cependant vivement d’éviter à tout prix de commettre à nouveau l’erreur de la " Commission Condon " aux U.S.A.,, c’est-à-dire de veiller à confier ce travail de recherche à des hommes connaissant déjà suffisamment bien le phénomène et " motivé " par son analyse, et non à des scientifiques intellectuellement vierges sur le sujet (on n’imagine pas par exemple, de confier les difficultés de la biologie moléculaire à des astrophysiciens sous prétexte que leur objectivité sera plus grande !).
A N N E X E
Témoignage Type Le cas que j’ai chois ici a été traité dans le rapport Condon (1). Pendant l’étude du groupe mis en place à l’Université du Colorado, le dossier de l’Air Force concernant ce cas ne fut pas retrouvé à cause d’une erreur de date. Ainsi, les analyses radar et météorologiques furent faites pour le 19 septembre 1957 alors que l’observation avait eu lieu le 17 juillet 1957. C’est dans ces conditions que les conclusions des membres de la commission Condon furent les suivantes : " 1) Si le rapport est exact, il décrit un phénomène inhabituel qui intrigue et embarrasse et qui, en l’absence d’information additionnelle, doit être classé comme non identifié (Condo, page 57). 2) du fait… que des informations additionnelles sur cet incident ne sont pas disponibles, aucune conclusion valable ne peut être tirée. Sur le plan de la propagation radioélectrique, (basée sur une fausse date, NDT), on doit tenter de classer cette observation parmi les non identifiées (Thayer, page 133). 3) Si un dossier sur cet incident, rédigé soit par l’équipage du B47, soit par le personnel du " Wing intelligence " fut soumis aux services compétents, en 1957, il n’existe apparemment plus. Les images animées des écrans radar et autres informations qui ont été prétendument enregistrées durant l’incident n’ont apparemment jamais existé. L’analyse de l’observation doit par conséquent reposer entièrement sur la mémoire des membres de l’équipage dix ans après l’évènement. Ces descriptions ne permettent pas d’identifier le phénomène rencontré (Graig, page 265). 4) Après analyse, la conclusion unanime fut que l’objet n’était pas une luminosité due à un plasma ou à l’électricité atmosphérique (Altschuler, page 750). " Par la suite, le Dr.J. Mc Donald, alors Professeur de physique atmosphérique à l’Université d’Arizona, parvint à retrouver le dossier existant sur ce cas, et donc, pu corriger la date du vol et obtenir toutes les informations nécessaires à partir de ces documents aussi bien qu’à partir des interviews personnels de membres de l’équipage. Le texte cité ici résulte de son enquête personnelle, le lecteur voudra bien tirer lui-même ses propres conclusions. Ce cas type peut ainsi servir à mettre en lumière les difficultés à vaincre pour décider si oui ou non le phénomène OVNI représente un problème scientifique. Le Texte du cas est tiré d’un article paru dans la revue mensuelle américaine " Astronautics and Aeronautics " de juillet 1971, éditée par l’A.I.A.A. (Américan Institute for Astronautics and Aeronautics ". Le commandant de bord de l’USAF en retraite, le Lt.-Colonel Lewis D. Chase, un des témoins, a confirmé l’exactitude du rapport qui suit par une lettre adressée au U.F.O. subcommittee de l’A.I.A.A. ". (1) E.U. Condon - 1969 - Scientific Study of Unidentified Flying Objects - Bantam Books
Extrait AP 5 N°31 Le général Denis LETTY, grand spécialiste des OVNI, adresse ces quelques mots en complément des articles déjà parus. A noter que D. LETTY nous fera une conférence sur les OVNI le 1er octobre
Pierre Colombe m’ayant fait part des articles parus dans les derniers numéros d’AP5, et de l’invitation qui m’était faite de réagir, c’est bien volontiers que je destine ces quelques lignes à l’AP5. Le cas du RB47 de juillet 1957 rapporté dans le précédent numéro est très intéressant, il figure d’ailleurs dans le rapport Condon comme non identifié. Mais ce n’est qu’un des quelques 1300 cas aéronautiques recensés depuis 1916 dans le monde entier dont certains cas en France. Je cite pour mémoire les pilotes de l’armée de l’air confrontés à ce phénomène sur Mirage IV en 1977, sur T33 en 1976, sur MIIIC en 1975, sur Vampire en 1951, sur MIIIE et N262 en 1988 et qui ont bien voulu témoigner. A ces faits aéronautiques s’ajoutent les observations faites du sol, là encore je pense qu’il est intéressant de rappeler les cas français les mieux étudiés : Cussac en 1967, Valensole en 1968, Dijon en 1979, Trans en Provence 1981, Nancy en 1982 : Cussac et Valensole mettent en présence d’êtres de petite taille dont l’un braquera une sorte de torche lumineuse sur le témoin qui restera conscient mais paralysé jusqu’à l’envol de l’engin. Le cas de Dijon est rapporté par un pilote de MIII qui voit à moins de 250m de chez lui une " soucoupe " en stationnaire devant une rangée d’arbres (ce qui a permis de mesurer avec précision la distance d’observation). Dans les 2 derniers cas les engins observés sont de dimensions réduites. Le cas de Nancy est particulier : l’engin, de forme ovoïde de 1m de diamètre et de 80cm de haut, est resté 20 minutes en stationnaire au-dessus d’un jardinet de quelques m² devant le propriétaire médusé qui, chercheur en biologie cellulaire, a eu le réflexe de mesurer l’engin sous tous les angles sans toutefois oser le toucher ; il est dommage que son appareil photo n’ait pas fonctionné. Je termine avec celui de Trans en Provence qui est un des cas les mieux étudiés au monde car à cette époque les procédures établies par le GEPAN étaient en place. Le 8 janvier 1981 vers 17 heures un homme qui construit un petit abri sur une restanque observe la descente puis l’atterrissage brutal d’un objet métallique de forme ovoïde, cet objet restera quelques brefs instants sur le terre-plein en n’émettant aucun bruit puis décollera et disparaîtra à une vitesse très élevée. Les traces au sol, les empreintes mécaniques et les analyses de végétaux permettent d’affirmer qu’un objet pondéreux s’est posé et a causé des profondes perturbations sur la végétation environnante vraisemblablement soumise à un puissant champ électromagnétique pulsé dans la gamme des hautes fréquences (micro-ondes).
Compte tenu du nombre de témoignages authentifiés, on peut aujourd’hui affirmer que des objets volants non identifiés sillonnent parfois le ciel et qu’en conséquence nous avons le devoir de les étudier sérieusement ; c’est d’ailleurs l’avis que le général commandant à l’époque la Défense aérienne a exprimé dans la revue Armées d’Aujourd’hui du mois de juillet 2002.
Que sont-ils, voire qui sont-ils ? Que doit-on faire face à ces phénomènes ? Je ne pourrais mieux faire que de reprendre ce qu’écrit le professeur Meessen de la faculté de Louvain dans la conclusion de sa critique du livre récent de Monsieur Claude Poher, " Gravitation, les Universons énergie du futur ", proposant un axe de recherche pour les vols interstellaires inaccessibles à l’homme avec la physique d’aujourd’hui.
" … D’autres scientifiques sont également invités à prendre position, mais il importe de constater que Claude Poher a quand même soulevé un problème important. Il s’agit du problème des Ovni et même plus spécifiquement du problème des voyages interstellaires. Il nous semble utile de saisir cette occasion pour attirer l’attention des scientifiques sur ce type de questions, en essayant de dégager des pistes de recherche et des perspectives d’avenir.
A l’échelle mondiale, on a accumulé au moins de l’ordre de 100.000 observations d’objets volants non identifiés. Ce qui en résulte est fort cohérent, du moment qu’on admet qu’il pourrait s’agir de manifestations d’une technologie extraterrestre et donc de civilisations beaucoup plus avancées que la nôtre. Ceci n’est pas prouvé mais probable. Il y a toutefois une objection qui semble capitale aux yeux de certains. Au lieu de partir des faits observés, ils affirment en effet que des voyages interstellaires sont inconcevables ou du moins hautement improbables. C’est exact quand nous nous basons sur nos connaissances scientifiques et techniques actuelles, mais que savons-nous de ce qui est éventuellement possible pour des civilisations qui ont pu émerger dans d’autres systèmes planétaires ? L’évolution cosmologique est telle que ces civilisations pourraient avoir des millions d’années d’avance sur nous. Il est donc plus réaliste d’admettre que nous ne sommes pas en mesure de juger de leurs capacités techniques et scientifiques. "
Je cite d’autant plus volontiers cette conclusion qu’elle va dans le sens des recommandations que l’association COMETA, que je préside, a formulées dans son rapport " Les ovni et la défense " paru en 1999. Nous demandions en effet :
" (que soit) créer au plus haut niveau de l’Etat une cellule en liaison avec le SEPRA (CNES) chargée :
- d’élaborer toute hypothèse prospective,
- de promouvoir des actions scientifiques et techniques,
- de participer à la mise au point d’accords de coopération avec d’autres pays. "
Il y a d’ailleurs tout lieu de penser que les USA, entre autres, ne sont pas restés inactifs si l’on se réfère aux travaux sur les futurs véhicules de l’espace (2025- 2030), conduits depuis plusieurs années par l’équipe de Leyke Myrabo du Rensselaer Polytecnic Institute de Troy (Etat de New York).
Il vient dès lors à l’esprit que ce que l’homme sera capable de réaliser dans 20 ou 30 ans, d’autres que nous, ayant une avance technologique et scientifique ne serait-ce que de 100 ans, ont pu le faire ; s’ils ont des millions d’années d’avance n’en parlons pas.
Pourquoi alors ce silence ou plutôt cette chape de plomb sur ces phénomènes que l’on ne peut plus nier ?
Les choses bougent malgré tout, l’avis précité du général commandant la D.A. en est la preuve. De plus en plus de personnes acceptent l’existence des ovni même si certains continuent à faire état de leur " expérience aéronautique" pour nier l’évidence ; sans doute par ce qu’eux-mêmes n’ont pas été témoins de ces phénomènes ou qu’ils n’ont pas pris conscience que la Terre n’est qu’une petite planète parmi les milliards de planètes en orbite autour des quelque 200 milliards d’étoiles de notre galaxie… qui n’est d’ailleurs qu’une galaxie moyenne parmi les centaines de milliards d’autres. Denis LETTY
Bulletin de l'association des personnels de la «5 » Base 115 ORANGE
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