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Introduction à certaines choses que je ne m'explique pas


Samedi 20 Juin 2009
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Le fantastique connaît actuellement une vogue extraordinaire. Tous les éditeurs se croient tenus d'avoir leur propre collection consacrée à toutes les branches du bizarre, de l'étrange et du fantastique. Et ces collections ont un grand caractère commun : leur épouvantable médiocrité, d'autant plus qu'elles se copient les unes les autres. Ce ne sont qu'extra-terrestres plus ou moins douteux, révélations extraordinaires qu'on vous promet sans jamais vous les donner, invocations à tout propos et hors de propos à la parapsychologie. Bref, l'encéphale du public se trouve soumis à un lavage des plus énergiques avec un liquide d'une propreté douteuse.
C'est dommage. Cela me tourmente passablement; surtout parce que la jeunesse constitue une clientèle assidue pour toutes les branches du fantastique, ce qui doit vouloir dire qu'il lui manque quelque chose d'important dans notre civilisation. Mais que faire?


Deux attitudes sont possibles

Introduction à certaines choses que je ne m'explique pas
A mon avis, deux attitudes sont possibles : ou bien lutter à l'aveugle, comme l'Union rationaliste, en prétendant que tout est faux, qu'il n'y a rien de rien dans tout cela et qu'il faut s'en tenir en tout et pour tout à la science (mais c'est de la science du XIXe siècle qu'il s'agit). C'est une attitude inefficace: ces négations forcenées, ce refus de voir parfois l'évidence enlèvent à leurs auteurs toute crédibilité. Tout le monde sait qu'ils sont «obligatoirement contre» et seuls les écoutent ceux qui sont déjà convaincus d'avance. On ne peut guérir la folie par une cure de fanatisme.
La deuxième attitude est plus raisonnable.
N'est-il pas préférable, en effet, d'instruire et d'éduquer le public plutôt que de contredire d'une manière si radicale qu'elle en devient complètement inopérante? Pourquoi ne pas tenter une étude objective des phénomènes vrais ou supposés, essayer de trier le vrai du faux et raisonner le bon peuple à partir de cela, mais seulement après étude préalable et non pas avant?

Un exemple...

Prenons l'exemple des vitamines. Après la guerre de 1940 et dans les années difficiles qui ont suivi la Libération, beaucoup de personnes étaient ou s'imaginaient carencées en vitamines; en réalité, ils l'étaient bien plutôt en protides, glucides et lipides, car dans le régime moyen de l'Occidental les vitamines ne font guère défaut. Mais toujours est-il qu'ils le croyaient et que d'astucieux charlatans en profitèrent. J'ai tenu entre mes mains une préparation pharmaceutique qui contenait, dans toute la boîte, une dose de vitamines diverses correspondant à peu de chose près à ce que l'Occidental absorbe en une journée avec sa nourriture ! Et on recommandait de n'en prendre qu'une cuillère à café après les repas! Tous ces abus n'empêchent pas que les vitamines sont des substances physiologiquement intéressantes et les physiologistes ne rougissent nullement de les étudier. Que diriez-vous si de quelconques rationalistes avaient pris bruyamment parti contre les vitamines sous prétexte qu'en parler est malsain, trompe le public et l'emmène ainsi dans des voies contraires à la science? Cependant c'est ce qu'ils font non pas à propos des vitamines - ils ne sont pas fous à ce point-là! - mais à propos de mille autres questions tout aussi importantes.

Les rationalistes

Ah! Ces braves rationalistes! J'en ai lourd sur le cœur à leur propos et, de par tous les diables, il faut que je me libère!
Je les connais bien. J'ai même pris la parole dans leur antre et ils ne m'ont pas dévoré. Parce qu'ils ne sont pas méchants. Ce sont même de fort honnêtes gens. Mais j'ai toujours été l'ennemi du fanatisme, de la bigoterie et de la superstition, et ces trois maux les affligent au suprême degré. Et je vous jure qu'ils prostituent la déesse Raison dans de curieuses circonstances, et souvent.
Il faut savoir qu'ils se sont forgé une sorte de religion extrêmement tyrannique et se sont investis eux-mêmes de la mission de protéger le public contre le Mal, de le guider dans la voie du Bien, et par la force si c'est nécessaire. Oui, mais, qu'est-ce que le Mal? Pour eux, il réside dans toute une série de problèmes interdits et dont la liste s'allonge tous les jours.
Passons sur le problème de Dieu: il est entendu depuis au moins deux siècles qu'il n'existe pas. Nous voilà soulagés. Mais il reste bien des mauvaises herbes dans le champ du père de famille rationaliste. Par exemple, les planètes. Il ne faut pas parler des planètes; qui parle de planètes est soupçonné d'être astrologue, surtout s'il insinue qu'elles peuvent avoir une influence quelconque sur quoi que ce soit. Mais, me direz-vous, la Lune et les marées? Sans doute, un rationaliste admettra d'assez mauvaise grâce que la Lune n'est peut-être pas tout à fait inutile pour expliquer les marées. Mais tenez-vous-en là; il serait malsain de vous demander si, parce qu'elle agite la mer, elle ne pourrait pas non plus agiter les pattes d'une mouche (Brown a cru distinguer une certaine influence des phases de la Lune sur le comportement de divers insectes): mais ceci constitue une influence des astres sur le plan biologique, et donc de l'astrologie! Je ne plaisante aucunement; moi qui suis du métier, je vous jure bien que si un jeune s'avisait de faire une thèse sur l'influence de la Lune sur les végétaux et les animaux il aurait tout le monde contre lui, et il faudrait que le travail soit diablement bon pour être admis; et, même dans cette hypothèse, je ne suis pas sûr que la thèse passerait.
Donc, les influences planétaires sont exclues. Reste le Soleil. Ce n'est pas une planète, mais il a tout de même un passé chargé du côté astrologique. Il n'est pas dépourvu de toute influence sur la Terre ; on ne peut pas le nier, il est trop gros. Mais, s'il vous plaît, pas de recherches malsaines sur l'influence du Soleil en biologie! Les taches solaires et leurs variations? Oui, peut-être; enfin il est admis qu'elles «font quelque chose» à la terre. Mais des travaux là-dessus ne sont que modérément recommandés. Il y a tant de belles choses à faire, disent les rationalistes; pourquoi vous exciter justement là-dessus? N'auriez-vous pas par hasard des tendances mystiques refoulées et, pour tout dire, astrologiques, embusquées dans votre subconscient?

La vie ailleurs que sur la Terre

A part l'influence des planètes, on peut lever un autre lièvre, horrible, quant à l'existence possible de la vie ailleurs que sur la Terre. Et comme cela paraît difficile à supposer sur les étoiles, il faut bien que ce soit sur les - excusez l'obscénité du terme, j'hésite à l'écrire - sur les planètes. Alors, là, vous déclenchez des accès de rage véritables chez une foule de collègues qui, à part leurs obsessions rationalistes, sont tout à fait gentils et normaux. Je me souviens d'une scène incroyable dans le bureau d'Ostoya, l'ancien directeur de «la Nature». Il me suppliait, à propos d'un article que je devais écrire, de convenir du moins avec lui qu'il ne pouvait y avoir de vie sur Mars, non seulement des animaux supérieurs mais même pas des inférieurs! Je me défendais comme un diable en réclamant le droit de ne pas savoir, et donc ne rien dire ni pour ni contre! Cela a duré près d'une heure; et, après plus de dix ans, je m'en souviens encore sans parvenir à y croire.
Avez-vous noté le ton triomphal avec lequel les rationalistes ont accueilli les premiers matériaux lunaires parvenus sur la Terre, en déclarant que maintenant on était bien sûr qu'il n'y avait pas de vie sur la Lune : Or, j’admet bien volontiers que si on trouvait quelque chose de vivant à la surface de la Lune, cela serait bien surprenant ; si l'on y trouvait des fossiles, ça m'étonnerait déjà moins. Mais convenez à votre tour que nous avons à peine égratigné une infime partie du sol lunaire et qu'il ne faut pas parler trop vite. Croyez-vous qu'un Martien qui atterrirait au milieu du Tanezrouft ou dans le désert de Perse y trouverait la vie en abondance? Enfin, passons pour la Lune. Je crois que la vie, dans l'hypothèse improbable où elle existerait, n'y abonde pas! Mais il y a Mars.

Mars

La planète Mars! Le nom à ne jamais prononcer. Qui dit Mars dit Martiens et qui dit Martiens dit soucoupe volante, et pourquoi pas serpent de mer? Le scandale des scandales. Vous souvenez-vous? Quand la première sonde spatiale américaine a pris quelques photos - assez minables - à plusieurs dizaines de milliers de kilomètres de la planète rouge, on y a vu des cratères; et j'ai lu des articles qui, avec une joie visible, annonçaient que la surface de Mars ressemblait à celle de la Lune et qu'on devait donc renoncer à tout espoir d'y trouver la vie! Je vous demande un peu! Est-ce que ces photos autorisaient la moindre conclusion? Dans un sens ou dans l'autre? Et puis il y eut les expéditions suivantes, où les photos étaient bien meilleures et prises de bien plus près. Et l'on a dû convenir que Mars ne ressemblait à rien d'autre qu'à Mars... Que des ravinements tortueux évoquaient la présence d'eau, au moins dans le passé (je n'ai pas dit «dans le présent»; je proteste de la pureté de mes intentions: je n'ai pas écrit une abomination pareille). Et l'on a commencé à me dire que peut-être l'existence de quelque sorte de vie rudimentaire ne devait pas être farouchement exclue. Quelle défaite pour le rationalisme!

rationalisme...

Mais enfin, me direz-vous, tout cela est idiot et vous raisonnez comme une pantoufle. Qu'est-ce que cela a à voir avec le rationalisme?
Rien du tout, il est vrai, mais ce n'est pas moi qui raisonne-je devrais dire qui «sens» - comme cela. Pour le rationalisme, le vrai, un fait est un fait, on s'incline devant; il n'y a pas de dogmes et de tabous dans les sciences. C'est ce qui fait la grandeur de cette école philosophique.
Mais pour le rationalisme, le petit, avec un r minuscule, celui de l'Union du même nom, l'univers fourmille de dogmes et de tabous, comme les puces dans la fourrure d'un vieux chien. Voilà leur «raisonnement», si j'ose appeler ainsi une pareille bouillie: s'il existe de la vie ailleurs que sur la Terre, il est impensable qu'elle n'ait pas évolué (bien sûr). Et donc qu'elle ait donné naissance à l'intelligence. Et donc qu'il puisse exister des civilisations. Et donc que certaines soient plus avancées que nous. Beaucoup plus. Monstrueusement plus.
Impossible d'échapper à ce carcan logique. Mais alors la raison humaine n'est pas tout. Il peut y avoir plus et mieux. Et peut-être même que Dieu existe, ou, pis encore, les soucoupes volantes?
J'y vais trop fort? D'accord. Mais je vous jure que cette plaisanterie d'un goût assez douteux n'est pas tellement éloignée, je ne dis pas de la «pensée», mais des réflexes de beaucoup de ces braves gens.
Ils m'agacent, mais je conviens qu'à la racine de leur attitude il y a des motifs non méprisables. On leur a conté l'histoire de la Raison que les vieux Grecs ont adorée sous la forme d'une déesse aux beaux yeux verts; et comment, à l'origine, c'était une petite flamme écrasée sous le poids des mythes déments et du monde obscur. Comment, beaucoup plus tard, elle essaya de libérer l'homme des «vaines craintes et du fracas de l'avare Achéron», comme dit Virgile. Elle se heurta à mille obstacles et, notamment, à l'Église, à mon Église, hélas! Qui avait détenu à elle seule pendant tant de siècles la science, la sagesse et la puissance et qui enrageait de les perdre. Sous combien de crimes et de mensonges on essaya d'étouffer la Raison! Et parmi ses cruels persécuteurs, beaucoup étaient de bonne foi, confondaient la superstition avec la grandeur de leur foi et croyaient œuvrer pour le bien de l'homme. Tout cela soulève dans le cœur des rationalistes une indignation généreuse et justifiée. Mais l'histoire de la Raison ne s'arrête pas là. La déesse aux dons inépuisables a poursuivi son chemin; de plus en plus vite. Elle a créé une Science rigoureuse, claire et précise, telle que tous les secrets de l'univers nous paraissaient à notre portée, prêts à s'inclure dans une formule unique. Et cela, beaucoup d'hommes de science du XIXe siècle l'ont cru ardemment et totalement. Elle est même devenue un tantinet persécutrice pour ceux qui l'avaient combattue naguère.
Et puis cette claire image d'elle-même, la Science l'a démolie; l'Univers, dont on ne sait pas s'il est fini ou infini, s'il a commencé ou non, est mille fois plus grand et plus étrange que nous ne le croyions. L'astronome y découvre tous les jours des objets extravagants, comme les quasars. Le physicien rêveur est aux prises avec des particules qui bondissent de toutes parts dans ses instruments monstrueux; et il ne sait plus les intégrer dans un système cohérent. D'autant plus que le concept même d'une Science indépendante de l'observateur s'effrite devant la mécanique quantique.
Qu'est-ce que cela prouve? Je ne sais pas. Je ne sais plus... Sauf qu'il ne faut rien affirmer trop vite comme nous le faisions il y a cent ans. Que le destin humain est de plus en plus mystérieux. Mais qu'il faut garder la foi dans la Science qui nous a menés si loin ; l'honnêteté nous y oblige, et cette éthique des sciences dont a parlé Jacques Monod, sauf qu'elle est bien plus ouverte et bien plus angoissée encore qu'il ne l'imagine. Encore une fois, la Science n'a pas peur des faits, elle ne connaît ni tabous ni dogmes. C'est son devoir. La Raison est bien plus grande que nos petites raisons; et elle sait admettre un fait, même s'il paraît inconcevable pour la Science d'aujourd'hui.
Ce livre aurait dû être rédigé par un ensemble de spécialistes et non par un homme seul. Nul n'est à la fois physicien, paléontologiste, géologue et astronome. Donc il est bien probable que, dans le détail, j'ai dû commettre plus d'une bévue, et il va m'en cuire. On s'appuiera sur des défauts, que je crois mineurs, pour contester l'ensemble de mes thèses. Je le sais mais, ces spécialistes, il faudrait d'abord les trouver! Cent jeunes chercheurs auraient pu rédiger ces chapitres; mais on sait bien ce qu'ils risquent. La sainte Inquisition, ni plus ni moins ! Oh ! On ne leur dira rien ; mais de bouche à oreille passera le renseignement, suivant lequel un tel n'est pas sérieux car il écrit sur l'astrologie et les soucoupes volantes; et les crédits de recherche se tariront, l'avancement marquera le pas. Hélas, une seule chose amuse vraiment les hommes: empêcher leurs congénères de penser ce qu'ils veulent. On ne les brûle plus, d'accord; mais on peut très bien les empêcher de vivre ou de travailler. Cela se fait tous les jours.
Mon souhait le plus sincère est que ce livre puisse convaincre le lecteur, non pas d'une thèse ou de son contraire, mais seulement qu'il y a problème; des problèmes que, dans une foule de cas, on a peureusement escamotés et qu'il faut maintenant regarder en face, comme des hommes, comme des scientifiques, comme des rationalistes, des vrais...

source:

"Certaines choses que je ne m'explique pas", Remy Chauvin, édition Famot, 1982, pages 7-14

Décès Rémy Chauvin, éthologue de renom

Le professeur Rémy Chauvin, professeur honoraire à la Sorbonne, est décédé à 96 ans hier, à Sainte-Croix-aux-Mines, où il vivait depuis de nombreuses années. Biologiste et entomologiste, le professeur Chauvin était connu pour ses travaux sur les insectes sociaux et les oiseaux. Il était en particulier un des grands spécialistes du comportement social des abeilles, qu’il avait étudié durant près de vingt ans à l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). Dans la lignée de Konrad Lorenz, il était l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, dont la plupart portent sur l’éthologie animale (science du comportement). Il défendait également les droits des animaux et s’était plus récemment éloigné du monde scientifique après s’être intéressé au paranormal et aux phénomènes parapsychiques.

alsace.fr 10/12/2009





1.Posté par Isabelle le 21/06/2009 19:47
Bien que cet article soit intéressant et soulève des questions primordiales à l'ensemble des croyances que les hommes semblent souvent vouloir garder au prix de sa raison, il y a encore un domaine que nous ignorons du revers de la main. L"exploration de notre propre réaction faces a des affirmations fait par d'autre et que pour nous simple habitant de la planète ne pouvons aller sur le terrain nous-mêmes pour constater la véracité d'une chose. Hors donc à défaut de pouvoir avec nos sens en avoir la preuve, soit nous acceptons de croire sans voir, ou nous reléguons tout dans un nébuleux classeur x neuronal, ou bien nous rejetons d'emblée une information parce qu'elle ne correspond pas du tout à nos filtres déjà établis.

Avoir une objectivité sur tout est impossible, car, déjà il faudrait avoir une pensée vide de toute orientation de jugement. Le jugement est de prime abord l'essence même de notre conscience d'Être. Ici, je ne parle pas de jugement en fait, mais de comparaison. On ne peut connaitre ce qu'est la lumière sans préalablement fait une comparaison avec la noirceur. Donc, l'intérêt de l'être humain pour ce qui est par exemple de tout ce qui peut nous paraitre fantastique ne découle que du fait que dans notre vie quotidienne, rien n'est fantastique. Il est normal de vouloir saisir une essence qui nous donne à réfléchir. Sans ce pouvoir de réflexion, nous serions juste animal, nous nous laisserions guider par notre instinct et ne chercherions jamais à comprendre ce qui nous entoure.

Pourtant, il faut constater que nous possédons quelques faiblesses au niveau de la cogitation. Nous voulons connaitre ce qui nous entoure, découvrir l'indécouvrable, mais presque jamais personne n'aborde le fait du pourquoi nous croyons telle ou telle affirmation parce que nous ne nous intéressons pratiquement jamais à notre propre mode de réflexion.

Un scientifique, peu importe son domaine d'action qui émet une information choc sera grandement cru par une majorité d'entre nous parce que, les diplômes, les études et l'intelligence qu'on lui attribut est sans équivoque dans notre esprit.. Monsieur Z de l'institue des sciences de la Y affirme que.... presque personne n'osera remettre en doute ce que Monsieur Z aura affirmer même si 10 ou 15 ans plus tard, on découvre qu'il fut à l'origine d'une grande erreur qui a eu des conséquences sur une bonne majorité d'entre nous..

N'en est t'il pas ainsi dans le domaine de la pharmacologie, de l'alimentation, de la médecine, nommez toute les spécialisations que l'on considère comme essentielles, il ne s'en trouve pas une qui a fait erreur a certain moment.

Une autre question doit se poser. Pourquoi n'y a t'il pas de recherche sur les phénomènes sporadiques paranormaux alors que sur de simples hyphothèses de base certain pays n'hésitent pas à appliquer des milliards sur des recherches tentant à prouver l'existence d'une particule.

Peut-être que parce que nous ne voulons pas que ce fantastique deviennent ordinaire? Que nous en avons besoin comme on a besoin de se nourrir. Un bon magicien qui épate la galerie se fera mainte fois demander. Quel est votre secret? Mais s’il cède et qu'il le révèle, alors la réaction sera... (J’aurais mieux aimé ne pas le savoir, maintenant, jamais plus un magicien ne m'épatera) sans ce fantastique, sans ces événements mystérieux qui nous laissent à tous et à chacun l'opportunité de tergiverser sur ces différents sujets, nous avons peur de ne plus trouver aucune saveur réveillant notre intellect.

On aura beau dire que la jeunesse est livrée a une multitude d'informations souvent poussiéreuses (ici, il faut mentionné que cette poussière n'est vue que par les *je vous pris de ne pas me jeter de tomate a la figure si je dis) Vieux... qui depuis de nombreuses années parcourt leur domaine et non par de jeunes esprits neufs qui eux font un pas dans l'inconnu) il ne faut pas oublier que ce sont les futurs chercheurs de demain qui doivent de toute façon trouver quelque bases même a priori ( médiocre) dans ce qui circule en ce moment. La plupart du temps, ce sont des copies de copies. Mais, C'est comme ça que l'information se propage. C'était comme ça il y a 600 ans, quand les moines faisaient à la main des copies , c'est comme ça aujourd'hui, avec des moyens différents , rien de nouveau sous l'horizon. À défaut de nous mettre quelque chose de neuf sous la dent, nous parcourons souvent les mêmes informations dans l'attente que quelqu'un capte hors de tout doute une preuve tangible de l'incroyable. C'est un état normal dans le développement de notre capacité de compréhension. Les choses se répètent jusqu'à ce qu’un vent nouveau daigne lever un voile qui nous propulsera d'un bond vers autre chose.

Mais il est vrai que le charlatanisme lui avec tout ce beau commerce n

2.Posté par Simone F le 12/02/2010 12:23
C'est une analyse très pertinente et interessante.

Il est amusant de voir qu'il y a un metadiscours autour de l'inexpliqué.

Je suis une passionnée du sujet depuis peu (depuis que mon gendre mène des enquêtes videos sur le sujet à vrai dire.

Je souhaite longue vie à votre site qui est une véritable mine d'or.

Simone.
http://paranormal-normal.over-blog.com/

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