HISTOIRE DE l'ATLANTIDE 1ere partie
Mercredi 12 Décembre 2007
Il convient de rappeler que ce document fut écrit à la fin du XIXeme siecle et qu'il n'est pas a proprement parlé une etude archeologique ou historique de l'atlantide. il est une vision de type theosophique voire occultiste assez proche du systeme d'edgard cayce et du channeling avant l'heure du new age matiné de churchward et de De Brasseur de Bourbourg...ce livre eut beaucoup de succés au debut du XXeme siecle. a prendre selon ses convictions donc..
Introduction
On peut avoir une idée générale du sujet qui nous occupe en examinant l'ensemble des informations que l'on possède sur les nations diverses qui composent notre grande race, la cinquième race ou race aryenne.
Depuis le temps des Grecs et des Romains, des volumes entiers ont été écrits sur chacun des peuples qui, à leur tour, occupaient la scène de l'histoire. Les institutions politiques, des croyances religieuses, les mœurs et les usages sociaux et domestiques ont été analysés, cataloguée ; et des oeuvres innombrables, écrit en plusieurs langues, nous expose la marche du progrès. On doit se rappeler en outre que nous ne possédons qu'un seul fragment de l'histoire de cette cinquième race ; - ce dont les annales concernant les dernières familles de la sous races celtiques les premières familles et de la branche teutonique à laquelle nous appartenons.
Mais les centaines de milliers d'années qui se sont écoulées depuis le temps où les premiers Aryens quittèrent leur patrie, c'est-à-dire les bords de la mer centrale d'Asie, jusqu'à l'époque des Grecs et des Romains, témoignent de la formation et de la décadence d’innombrables civilisations.
En fait, nous ne savons rien de la première sous race de notre race aryenne, qui habitait les Indes etcolonisa l'Égypte au temps préhistorique ; nous pouvons en dire de même des nations chaldéennes, babyloniennes et assyriennes qui composent à la deuxième sous race ; - car les fragments des connaissances obtenues récemment par l'intermédiaire des hiéroglyphes des tombeaux égyptiens ou des inscriptions cunéiformes des tablettes babyloniennes, peuvent à peine être considérée qu'en formant un chapitre histoire. Les persans qui appartenaient à la troisième sous race ou race iranienne ont, il est vrai, laissé quelques traces ; mais nous n'avons aucuns documents authentiques concernant la race celtique ou la quatrième sous race. C'est seulement avec apparition du dernier rejeton de ce tronc celtique c'est-à-dire avec apparition des Grecs et des Romains, que nous arrivons aux temps historiques.
À côté d'une période confuse dans le passé, il y a aussi une période confuse dans l'avenir. Car des sept sous races nécessaires au développement complet de la grande race racine, cinq sont seulement encore venues à l'existence. Notre race teutonique ou cinquième sous race a déjà évolué plusieurs nations ; mais elle n'a pas encore terminé son cours, et les sixième et septième races qui se développeront sur les continents en Amérique du Nord et en Amérique du Sud laisseront après elle une histoire qui s'étendra pendant des milliers d'années.
Aussi doit-on comprendre combien il est difficile de donner en quelques pages seulement une idée de la marche de la civilisation dans le cours d'une période aussi étendue, et combien rapide et incomplète et forcément une telle exquise.
En effet, l'exposé des progrès de la civilisation pendant la période de la quatrième race ou race Atlantéenne, doit contenir histoire de plusieurs nations et enregistrer la formation et la chute de plusieurs civilisations. En outre, au cours de la quatrième race, des catastrophes formidables se sont produites plus d'une fois qu'ils n'ont jamais encore apparu pendant la durée de notre cinquième race. La destruction de l'Atlantide a été amenée par une série de catastrophes de caractères variées ; ce furent tantôt de grands cataclysmes dans lesquels disparurent des territoires et des populations tout entières, tantôt des éboulements peu considérables, semblables à ceux qui se produisent aujourd'hui sur nos côtes. Après que le continent eut été une première fois ébranlée à la première grande catastrophe, d'autres éboulements suivirent sans interruption et le rongèrent constamment et insensiblement. Parmi ses catastrophes il y en a quatre qui surpassent toutes les autres en importance. La première eut lieu à l'époque miocéene, il y a peu près 800 000 ans. La deuxième, tout d'une moindre importance se produisit il y a environ 200 000 ans. La troisième, qui survint il y a peu près 80 000 ans, fut considérable ; elle détruisit tout ce qui restait du continent Atlantide à l'exception de l'île que Platon désigne sous le nom Poséïdonis, et qui fut submergée à son tour dans la quatrième grande catastrophe finale, en l'an 9564 avant J.-C.
Témoignage constatant l'existence de l'Atlantide
Le témoignage des auteurs les plus anciens ainsi que les recherches scientifiques des temps modernes témoignent de l'existence d'un ancien continent et aurait occupé la place de l'Atlantide disparue.
Avant de poursuivre l'étude de la question elle-même, on se propose de jeter un coup d’œil rapide sur les sources généralement connues et qui fournissent à ce sujet des preuves corroborantes.
Ces sources peuvent être réunies dans les cinq classes suivantes :
1° le témoignage que nous donne le sondage des grandes profondeurs maritimes ;
2° la distribution de la faune et de la flore ;
3° la similitude du langage et du type ethnologique ;
4° celle des croyances religieuses, des rites, de l'architecture ;
5° le témoignage des auteurs anciens ; les traditions primitives et des vieilles légendes concernant le
déluge.
En premier lieu, le témoignage des sondages maritimes peuvent être résumés en quelque mot. Craint surtout aux expéditions des canonnières anglaises et américaines, le challenger et le dauphin (mais que l'Allemagne se soit aussi associée à cette exploration scientifique), on a pu dresser la carte du lit de l'océan Atlantique. On a démontré ainsi qu'il existe au milieu de l'océan une immense chaîne de montagnes d'une grande élévation. Cette chaîne s'étend dans la direction Sud Ouest depuis le 50° Nord environ jusqu'au cote de l'Amérique méridionale, puis dans la direction Sud-Ouest de la décote de l'Afrique, changeant de nouveaux de direction aux environs de l'île de l'Ascension et se dirigeants vers le sud jusqu'à Tristan d'Acunha. Elle s'élève presque subitement des profondeurs de l'océan à une hauteur de 9000 pieds, tandis que les Açores, Saint-Paul, l'Ascension et Tristan d'Acunha sont les pics de cette contrée qui, seules, demeure encore à la surface de l'eau. Une ligne de 3500 toises, c'est-à-dire de 21 000 pieds, est nécessaire pour atteindre aux plus grandes profondeurs de l'Atlantique ; mais les seules parties les plus élevées de la chaîne sont situées seulement à une profondeur de 100 à quelques centaines de toises au-dessous du niveau de la mer.
Les sondages ont trouvé encore que cette grande chaîne est couverte de débris volcaniques, dont les traces se retrouvent à travers l'océan jusque les cotes de l'Atlantique.
Il a été établi en effet, d'une manière décisive, à la suite des travaux accomplis par l'expédition dans les questions plus hautes, que le sol formant actuellement le lit de l'océan a été le théâtre d'éruptions volcaniques gigantesques et cela durant une période géologique qui peut être aisément déterminée.
M.Starkie Garner pense que, dans la période éocène, les îles britanniques faisaient partie d'une grande île, où mieux d'un continent qui s'étendait dans l'Atlantique, et il croit "qu'une grande région continentale existait alors, là où se trouve aujourd'hui la mer ; et que la Cornouailles, les îles ces Scilly et celle de la Manche, l'Irlande et la Bretagne sont le vestige de ses sommets de plus élevé". (Pop.Sc.Reviw,July 1878.)
Deuxièmement. -l'existence constatée d'une flore similaire ou même identique sur des continents séparés par de grand océan, a toujours été une énigme pour les biologistes aussi bien que les botanistes. Mais s'il a jadis existé un lien entre ces continents, - lien qui permettait la migration naturelle de tels animaux ou de telles plantes, -l'énigme se trouve résolu. Or, on trouve des restes fossiles de chameaux aux Indes, en Afrique, en Amérique méridionale et au Kansas ; mais l'hypothèse générale admise par les naturalistes est que chaque espèce animale, chaque plante apparurent ordinairement sur une certaine partie du globe d'où elle se répandirent peu à peu dans les autres contrées. Comment alors expliquer l'existence de ces restes fossiles, sans admettre le fait d'une communion possible entre des continents à quelques époques reculées. Des découvertes récentes dans les couches fossiles du Nebraska semblent prouver que le cheval est originaire de l'hémisphère occidental, car c'est la seule partie du monde ou des restes fossiles ont été découvert indiquant les diverses formes intermédiaires qui ont été regardée comme représentant les précurseurs du véritable cheval. C'est pourquoi il serait difficile d'expliquer la présence du cheval en Europe sans mettre hypothèse d'une communication constante entre les deux continents ; d'autant plus que le cheval existait certainement à l'état sauvage en Europe et en Asie avant sa domestication par l'homme, laquelle remonte à peu près à l'âge de pierre. Le bétail et les moutons, tels que nous les connaissons aujourd'hui ont des ancêtres également éloignés. Darwin montre le bétail et domestiqué et en Europe aux premières époques de l'âge de pierre, alors que longtemps auparavant il est issu du buffle sauvage d'Amérique. Les restes du lion des cavernes Europe se retrouvent aussi en Amérique du Nord.
Passant du règne animal au règne végétal, on constate que, en Europe, la plus grande partie de la flore de l'age miocène - qui se trouve surtout dans les couches fossiles de la Suisse - existe de nos jours en Amérique, et quelque peu en Afrique. Mais en ce qui concerne l'Amérique, un fait digne d'être noté ; tandis que la plupart des espèces se retrouvent dans les états de l'Est, beaucoup d'entre elles manquent au contraire sur les cotes du Pacifique. Ceci semble indiquer qu'elles pénétrèrent dans le continent du côté de l'Atlantique. Le professeur Asa Gray affirme que sur 66 genres et les 155 espèces trouvées dans les forêts orientales des montagnes rocheuses, 31 genres et 78 espèces seulement se rencontrent sur le versant occidental.
Mais c'est dans la question du bananier que se présente le problème le plus difficile. Le professeur Kuntze, un éminent botaniste allemand, se demande : « de quelle manière cette plante, originaire des contrées tropicales de l'Asie et de l'Afrique et qui ne peut supporter un voyage à travers les zones tempérées, a-t-elle pue être transportée en Amérique ? » Comme il indique, la plante dépourvue de graines, elle ne peut se reproduire par boutures, elle ne possède pas d'oignon qui puisse se transporter facilement. Sa racine et dendroïde. Des soins spéciaux seraient nécessaires pour la transporter ; de plus, elle ne pourrait supporter un long voyage. La seule manière par laquelle il puisse expliquer son apparition en Amérique et de supposer que cette plante y a été transportée par l'homme civilisé à une époque où les régions polaires jouissaient d'un climat tropical. Il ajoute : « une plante cultivée qui ne possède pas de graines doit avoir été soumise à une culture très prolongée... il est peut-être légitime de supposer que cette plante était déjà cultivée au commencement de la période diluvienne. » Pourquoi, demandera-t-on, cette conclusion ne nous reporterait-elle à des temps encore plus éloignés ; et en quoi la civilisation est-elle nécessaire à la culture de la plante, où la douceur du climat exigé pour son transport, s'il n'existait pas, à quelques époques que ce soit, une communication possible entre l'ancien et le nouveau membre ? - le professeur Wallace, dans son charmant traité Island Life, ainsi que d'autres auteurs dans maint ouvrage important, ont émis d’ingénieuses hypothèses pour expliquer l'identité de la faune et de la flore dans ces contrées fort éloignées l'une de l'autre et leur transport au-delà de l'océan ; mais toutes ces hypothèses sont contestables où s'écroulent sur différents points.
Il est reconnu que le froment tel que nous le connaissions n'a jamais existé sous la forme de deux plantes sauvages et rien ne prouve non plus qu'ils proviennent d'une plante primitive. Cinq variétés différentes de froment étaient déjà cultivées en Europe à l'âge de la pierre. Une de ses variétés, retrouver dans les "habitations lacustres", et connue sous le nom de froment égyptien. Se basant sur ce fait, Darwin prétend que « les hommes des habitations lacustres entretenaient des relations commerciales avec quelques peuples méridionales ou bien qu'il descendait de colons venus du Sud ». Il en conclut que le froment, l'orge, l'avoine, etc., proviennent d'espèces variées aujourd'hui disparues ou si totalement différentes de celles qu'elles ont produites qu'aucune comparaison n'est plus possible. « L'homme, dit-il, doit avoir cultivé les céréales à une époque fort reculée. » Les régions où fleurissaient ces espèces disparues ainsi que les civilisations sous lequel elles furent cultivées par le moyen d'une section intelligente, tout cela ait expliqué dans l'hypothèse d'un continent disparu : Les colons important ses produits à l’orient et à l'Occident.
Troisièmement. - De la faune et de la flore, revenons maintenant à l'homme.
Le langage. - La langue basque et la seule des langues européennes n'ayant aucune affinité avec les autres. Selon Farrr, « on n'a jamais mis en doute que ce langage isolé, conservant son caractère dans un coin occidental de l'homme et entre deux royaumes puissants, ressemble à sa structure à la langue primitive du vaste continents opposés ( l'Amérique) et à celle-ci seulement. (Families of Speech, p.132.) les Phéniciens furent sans aucun doute les premiers peuples de l'hémisphère oriental qui employèrent l'alphabet phonétique, les caractères étant considérés comme de simples signes représentant les sons. Il est curieux de constater qu'à une époque aussi ancienne nous retrouvons un alphabet phonétique en Amérique centrale parmi les Mayas du Yucatan, dont la civilisation, d'après la tradition, serait venue d'une contrée située au-delà de l'océan, du côté de l'orient. Le Plongeon, cette grande autorité en la matière, écrit : « un tiers de ce langage (le Maya) et du grec pur. Qui donc à apporter le dialecte d'Homère en Amérique ? Ou qui est-ce qui a porté en Grèce langage de maya ? Le Grec provient du sanskrit. En est-il de même du maya ? Ou bien serait-il contemporain ? » Il est encore plus surprenant de trouver dans l'alphabet maya treize lettres ayant plus d'un rapport avec les signes des hiéroglyphes égyptiens désignant les mêmes lettres. Il est probable que la forme primitive de l'alphabet était hiéroglyphes. C'était la « l'écriture des dieux », ainsi que l'appelé les égyptiens, et qui plus tard dans l'Atlantide, se transforma en alphabet phonétique. Il serait naturel de supposer que les égyptiens était une ancienne colonie Atlantes venus de l'Atlantide (comme il était en effet) et qu'ils avaient apporté avec eux le type primitif de l'écriture qui, de cette manière, a laissé des traces dans les deux hémisphères ; tandis que les Phéniciens, peuples maritimes, découvrir et assimilèrent la dernière forme de l'alphabet dans leurs trafics avec les peuples de l'Occident.
Un autre point doit être considéré : c'est en ce qui concerne la vraisemblance extraordinaire de beaucoup de mot hébreu avec des mots ayant la même signification dans la langue des Chiapenecs ¬une branche de la race maya et l'une des plus anciennes de l'Amérique centrale. Une liste de ses mots est donnée dans le North Amérians of Antiquity, p.475.
La similitude de langage chez les différentes races sauvages des îles du Pacifique a servi d'argument aux auteurs qui ont écrit sur ce sujet.
L'existence de langage similaire chez des races séparées par des lieux d'océan, et entre lesquels depuis les temps historiques et il apparaît qu'il ne pouvait y avoir aucune relation possible, peut témoigner en faveur de leur origine commune, c'est-à-dire d'une seule race qui aurait occupé un seul continent. Mais cet armement ne peut être évoqué ici, car le continent en question n'était pas l'Atlantide, mais bien la Lémurie, beaucoup plus ancienne que celle-ci.
Types ethnologiques. - L'Atlantide, dit-on, ainsi que nous le verrons plus loin, a été habitée par des races rouges, Jaune, blanche et noir. Les recherches de Le Plongeon, de Quatrefages, de Bancroft et d'autres ont prouvé que des populations noires, du type nègre, existaient encore en Amérique à une époque relativement récente. Beaucoup de monuments de l'Amérique centrale sont décorés de figure de nègre, et quelques-unes des idoles retrouvées dans cette contrée représentent visiblement des nègres au crâne déprimé, aux cheveux courts écrit plus, aux lèvres épaisses. Le Popul Vuh, parlant de la première patrie des Guatémaléens, dit que « des hommes blancs et noirs habités ensemble de cette heureuse contrée, vivant en grande paix », parlant « un même langage ». (Voir Native Races, de Bancroft, p.547).
Le Popul Vuh expose ensuite comment ce peuple émigra, abandonnant sa première partie ; comment son langage s'altéra et comment les uns se dirigèrent vers l'Est, tandis que les autres voyageurs vers l'ouest ( vers l'Amérique centrale ).
Le professeur Retzius, dans son Smithsonian Report, considère que les dolichocéles primitif d'Amérique ont une parenté très rapprochée avec les Guanches des îles Canaries et avec les peuplades des cotes atlantiques de l'Afrique, que Latham a désigné sous le nom d'Atlantide égyptienne. La même forme de crâne se retrouve sur la côte africaine, aux îles Canaries et sur les cotes d'Amérique, dans les Caraïbes, tandis que la couleur de la peau chez ses peuplades est d'un brun tirant sur le rouge.
Les anciens égyptiens se dépeignaient elle-même comme des hommes rouges, hautain semblable à celui que l'on rencontre encore aujourd'hui dans certaines tribus des Indiens d'Amérique.
« Les anciens péruviens, « dit Schort », à en juger d'après de nombreux spécimens de chevelure trouvait dans les tombeaux, devaient être une race aux cheveux châtains clairs. »
Assez remarquable concernant les Indiens d'Amérique, et qui est pour les ethnologues énigme constantes, c'est la grande diversité de couleur et de teint qui se rencontre parmi eux. Depuis le teint blanc des tribus du Menominée, du Dakota, du Mandan et de Zuni, dont la plupart a les cheveux châtains clairs et les yeux bleus, jusqu'au teint foncé, presque noir, des Karos du Kansas des tribus aujourd'hui atteinte de Californie les races indiennes représentent toutes les nuances : les tons rouges brun, cuivré, olivâtre, jeune clair et bronze (voyez : North Américans of Antiquity, de North América, de Catlin; voyez aussi Atlantis, par Ignace Donnelly, qui a recueilli beaucoup de documents sur ce point que sur d'autres). Nous aurons peu à peu comment la variété du teint qui se rencontre sur le continent américain est expliquée par la couleur de la race primitive qui habitait la terre d'Atlantide - mère des autres.
Quatrièmement. - rien ne paraît avoir autant surpris les aventuriers espagnols au Mexique et au Pérou que la vraisemblance extraordinaire des croyances religieuses, des rites, des emblèmes de l'ancien monde avec ceux qu'il trouvait rétabli dans le nouveau. Les prêtres espagnols considérés cette ressemblance comme l’œuvre du démon. Le culte De la croix chez les indigènes et la présence de cet emblème dans les édifices religieux et dans les cérémonies étaient pour eux un sujet d'étonnement ; et,en effet, nulle part - à même aux Indes ni en Égypte - ce symbole n'était tenu en une profonde vénération que parmi les tribus primitives du continent américain, tandis que le sens caché sur lequel reposait le culte qui lui était rendu était le même. En Occident comment en Orient, la croix était le symbole de la vie - quelquefois de la vie physique, le plus souvent de la vie éternelle.
De même dans les deux hémisphères, le culte du disque solaire ou le cercle est celui du serpent était universel ; et ce qui est plus surprenant encore, c'est la ressemblance du mot qui signifie Dieu dans les langues principales de l'est et de l'ouest. Comparez en effet le sanskrit Dyaus ou Dyaus Pitar, le grec Theos et Zeus, le latin Deus et Jupiter, le celtique Dia et Ta, prononcez Thyah ( qui semble présenter une affinité avec le mot égyptien Tau de), l'hébreu Jah ou Yah et le mexicain Téo ou Zéo.
Les cérémonies du baptême étaient pratiquées par toutes les nations. À Babylone et en Égypte, les candidats à l'initiation, au mystère était d'abord baptisé : Tertullien, dans son ouvrage De Baptismo, dit qu'on leur promettait en retour « la régénération et le pardon de tout leur parjure ». Les nations scandinaves faisaient baptiser les nouveau-nés ; si nous nous reportons au Mexique et au Pérou, nous trouvons que le baptême des enfants y était considéré comme une cérémonie solennelle, qui consistait dans l'aspersion, le signe de la croix était hier pour laver les pêchés. (Voyez Humboldt, Mexican Researches, et Mexico, de Prescott.) Les tribus du Mexique, de l'Amérique centrale et du Pérou pratique encore, comme les nations de l'ancien monde, la confession, l'absolution, le carême et le mariage devant le prêtre. Ils avaient même une cérémonie semblable à celle de la communion et dans laquelle on mangeait des pains marqués du « Tau » (une forme égyptienne de la croix) ; et les peuples appelées ses pains la chair de la rotule. Ceci ressemble exactement au gâteau sacré de l'Égypte et des autres contrées orientales. De même que ces nations, les habitants du nouveau monde avaient encore des ordres de monastique d'hommes et de femmes, dans lesquels ont puni de mort ceux qui rompaient leurs vœux. Comme les Égyptiens, ils embaumaient leur mort, adoré le soleil, la Lune et les planètes ; mais, au-dessus de tout, il adorait une divinité « omniprésente, qui savait tout... invisible, incorporelle, un seul dieu de toute perfection ! » (Voyez Sahagun, Historia de Nueva Espana, lib.VI.)
Eux aussi avaient leurs divinités, la vierge mère, « Notre-Dame », dont le fils, le « sauveur de la lumière », été désigné par le nom de « sauveur » ; il y a la rapport étroit avec les culte d'Isis, de beltis et des autres vierges adorées en Orient, ainsi que leur divin fils.
Lyrique qui caractérisaient chez ses peuples culte du soleil est celui du feu, ressemblent aux rites des Celtes primitifs de la Bretagne et de l'Irlande ; et comme ces derniers, il prétendait être « les enfants du soleil ».
L'arche ou argha et l'un des universels symboles sacrés que nous retrouvons également aux Indes, enChaldée, en aciérie, en Égypte, en Grèce et parmi les peuples celtiques. Lord Kingsborough, dans ses Antiquités mexicaines (vol. VIII, p.250), dit : (de même que les juifs l'arche était une sorte de temple portatif dans lequel la divinité était supposée habitait constamment, de même parmi les mexicain, les Cherokee et les Indiens de Michoacán et de l’ Honduras, l'arche était un objet d'autres vénération et consommerait comme trop sacré pour être touchés par d'autres que par des prêtres. »
En ce qui concerne l'architecture religieuse, nous trouvons que, des deux côtés de l'Atlantique, des plus anciens monuments sacré et la pyramide. Quelque coûteux que nous apparaisse le but pour lequel ces constructions furent élevées, une chose demeure certaine, c'est qu'elles étaient intimement liées à quelques idées ou quelques groupes d'idées religieuses.
L'idée de forme dans les pyramides d'Égypte et dans celle du Mexique et de l'Amérique centrale et trop frappante pour être une simple coïncidence.
Il est vrai que la plupart des pyramides américaines sont des pyramides tronquées ou aplaties ; cependant, selon Bancroft et d'autres auteurs, beaucoup de celles qu'on trouve au lieu Yucatan, et notamment celles qu'on rencontre près de Palenque, se terminent en pointe à la manière égyptienne, tandis que de notre côté nous trouvons des pyramides égyptiennes du type plat et tronqué.
Cholula a été comparé au groupe du Dachour, du Sakkarah et à la pyramide de Meidoun. Semblables dans leur orientation, leur structure, et même dans leurs galeries et leurs chambres intérieures que, ces monuments mystérieux de l'Est et de l'Ouest témoigne de quelques sources communes où ce qu'ils élevèrent leurs empruntèrent d'idée de leurs plans.
Les vestiges imposant de citer et des temples du Mexique et du Yucatan ressemblent étrangement à ceux de l'Égypte ; les ruines de Teotihuacan ont été même fréquemment comparées à celle de Carnac.
La « fausse voûte », c'est-à-dire une couche de pierres horizontales, dans chacune dépasse légèrement la précédente, et la même en Amérique centrale, dans les plus anciennes constructions de la Grèce et dans les ruines étrusques. Les architectes des deux continents, ceux de l’est et ceux de l'ouest élevaient des tumuli semblables au-dessus de leurs morts et déposaient les corps dans des tombeaux de pierre tout à fait pareils.
Les deux continents ont leurs grands remparts séculaires ; comparez ce D'Adams C°, Ohio, avec le beau rempart séculaire découvert en Argyleshire ou bien le spécimen moins parfait à Avebury dans le Wilts. La sculpture et la décoration des temples de l'Amérique, de l'Égypte et des Indes ont beaucoup de ressemblance tandis que quelques-unes des décorations murales sont tout à fait identiques.
Cinquièmement. - Il ne reste plus maintenant qu'à résumer quelques-uns des témoignages provenant des auteurs anciens, des traditions relatives à une race primitive, des légendes anciennes concernant les déluges.
Aelian, dans son ouvrage Varia Historia (lib.III, ch.XVIII), dit que Théopompus rapporte une entrevue entre le roi de Phrygie et Silène, dans laquelle ce dernier mentionnait l'existence d'un grand continents situés au-delà de l'Atlantique et plus grande que l'Asie, l'Europe et la Libye réunies.
Proclus cite un extrait d'un ancien auteur qui parle d'îles existant au-delà des colonnes d'Hercule (le détroit de Gibraltar) et donc les habitants tenaient de leurs ancêtres une tradition concernant une très grande île nommée Atlantis, laquelle pendant longtemps aurait étendu sa domination sur toutes les îles de l'océan Atlantique. Marcellus parle de cette île située dans l'Atlantique et affirme que leurs habitants ont conservé le souvenir d'une île beaucoup plus grande, l'Atlantide, « qui pendant de longues années à exercer sa domination sur les îles plus petites »
Diodore de Sicile raconte que les Phéniciens ont découvert « une grande île située dans l'océan Atlantique au-delà des colonnes d'Hercule, et à laquelle il parvinrent, après quelques jours de voyage, à partir des cotes d'Afrique » mais la plus grande autorité dans cette question est Platon. Dans son Timée et mentionne le continent isolé ; enfin le Critias ou l'Atlanticus n'est pas autre chose qu'un compte¬rendu détaillé de l'histoire, des moeurs et des coutumes du peuple qu'il habitait. Dans le Timée ils parlent d'une énorme puissance guerrière qui, des rivages de l'Atlantique, ce serait précipité sur l'Europe entière et sur l'Asie, car dans ce temps-là l'océan Atlantique était navigable et il y avait une île à l'entrée du détroit, que l'on désigne aujourd'hui sous le nom de colonnes d'Hercule. Mais cette île était plus grande que la Libye et l'Asie tout ensemble et faciliter le passage vers les îles voisines ; de même qu'il était facile de passer de ces îles sur les autres continents qui confinaient à l'Atlantique. Les témoignages du Critias ont une si grande valeur que le choix en est difficile, cependant nous citons l'extrait suivant, car il se rapporte aux ressources matérielles du pays : « ils étaient également pourvusde tous ceux qui, dans une ville, est considéré comme nécessaire et utile aux exigences de la vie. À la vérité ils étaient approvisionnés de beaucoup de choses par les contrées étrangères, car leur empire était très vaste ; cependant leur île leur fournissait la plupart des objets dans le ils avaient besoin, comme les minerais à l'état solide ou à l'état liquide, l'orichalque connu seulement de nom aujourd'hui, mais qui était alors très renommé. On le trouvait dans la terre en beaucoup d'endroit de l'île et en le considérer comme un des métaux les plus précieux, à l'exception de l'or. L'île produisait aussi en abondance tout ce que les forêts pouvaient fournir en fait de bois de construction. Il y avait encore d'abondants pâturages pour les animaux domestiques et pour les animaux sauvages ; les éléphants se trouvaient dans cette île en nombre prodigieux. Les pâturages nourrissaient toutes les espèces animaux, ce qui habitent les lacs et les rivières aussi bien que ce qui vivent dans les montagnes ou dans les plaines. Il y avait également des aliments suffisants pour les animaux les plus grands et les plus voraces. Cette île produisait aussi en abondance tout ce que la terre fournir à présent d'espèces odoriférantes, tels que : des racines, des herbes, du bois, des sucs, des résines, des fruits et des fleurs. »
Les gaulois possédaient des traditions sur l'Atlantide recueillis par l'historien romain Timagènes, qui vivait au premier siècle avant l'ère chrétienne. Trois races distinctes habitaient probablement la Gaule. D'abord, la population indigène (descendants sans doute de la race Lémurienne), secondement les envahisseurs venus des îles éloignées de l'Atlantide, et troisièmement les gaulois aryens (. Pré-Adamites, p.380).
Et total du Mexique faisait remonter leurs traditions jusqu'à un pays qu'il appelait Atlan ou Aztlan ; les Aztèques prétendaient aussi être venues d'Aztlan V. les Races natives, de Bancroft, vol. V. p.221 et 321).
Le Popul Vul ( p.294) parle d'un voyage que les trois fils du roi des Qniches aurait fait dans une contrée d'Orient sur les côtes de la mer, d'où leurs ancêtres étaient venus ; ils avaient rapporté de ce voyage, entre autres, un « système d'écriture » (V.Bancroft, vol. V, p.553).
Parmi les Indiens de l'Amérique du Nord il existe une légende très répandue, d'après laquelle leurs ancêtres seraient venus d'une contrée située vers « le soleil levant ». Les Indiens d'Iowa et de Dakota, selon le major Lind, se croyaient que toutes les tribus indiennes ne formait jadis qu'une seule tribu habitant ensemble une seule et même île... « vers le soleil levant ». C'est de là qu'ils avaient traversé l'océan « sur des esquifs étranges sur lesquels les anciens Dakota naviguèrent des semaines entières et gagnèrent enfin la terre ferme ».
Des documents retrouvés en Amérique centrale affirment que le continent s'étendait très loin dans l'océan Atlantique et que cette contrée fut détruite par une série de catastrophes effroyables séparées par de longs intervalles. Trois d'entre elles sont souvent mentionnées (V. Ancient America, de Baldwin).
Une légende très répandue parmi les Celtes de Bretagne, d'après laquelle une partie de leur pays se serait autrefois étendue au loin dans l'Atlantique, est corroborée encore cette hypothèse. Les traditions du pays de Galles mentionnent trois grandes catastrophes.
La divinité mexicaine « Quetzalcoatl » seraient venus « d'une contrées d'Orient très éloigné ». Elle est représentée comme un homme blanc avec une grande barbe. (N.B. - Les Indiens du nord et du Sud n'en point de barbe.) Elle aurait inventé les lettres et régler le calendrier mexicain. Après avoir enseigné au mexicain les arts et les métiers pacifiques, s'est envoyé divin s'en marqua pour l'Orient dans un canot fait de peau de serpents (V.Short, Noorth Américans of Antiquity, p 268_271).
On raconte la même chose de Zamma, le fondateur de la civilisation au Yucatan.
Il reste à examiner maintenant l'uniformité merveilleuse des légendes concernant le déluge et qui se retrouvent dans toutes les parties du monde.
Mais ne cherchons pas pour l'instant à savoir si ces légendes sont les antiques vestiges de l'histoire, concernant le la disparition de l'Atlantide, ou si elles sont plutôt d'une profonde parabole enseignée autrefois dans quelques centres d'initiation ; considérons seulement l'accueil général et universel que ces légendes ont trouvé dans les esprits.
Il est inutile d'examiner l'une après l'autre toutes ces histoires de déluge. Et suffit de constater qu'aux Indes, en Chaldée, à Babylone, en Médit, en Grèce, en Scandinavie, en Chine, parmi les juifs comme parmi les tribus celtiques de la Bretagne, cette légende est absolument identique dans toutes ces parties essentielles. Si l'on interroge l'Occident, que peut-on ? La même histoire conservée dans tous les détails parmi les mexicains (chaque tribu ayant naturellement une version particulière), les habitants du Guatemala, de l’ Honduras et du Pérou, et dans presque toutes les tribus des Indiens du Nord de l'Amérique. Il est puéril de supposer que des ressemblances aussi fondamental puisse être expliqué par le fait d'une simple coïncidence.
Les lignes suivantes, empruntées à la tradition que Le Plongeon a faite du fameux M.S. Troano, conservés dans le British Museum, pourront servir de conclusions à cette question. M.S. Troano paraît avoir été écrit il y a environ 3500 ans, chez les Mayas Yucatan ; ils donnent la description suivante de la catastrophe qui a submergé l'île de Poséïdon :
« En l'année 6 du Kan, le 11 muluc, dans le mois de zac, le terrible tremblement de terre se produisirent et continuèrent sans interruption jusqu'au 13 chuen. La contrée des collines d'argile, le pays de Mu fut sacrifié. Après avoir été ébranlé à deux reprises, il disparut subitement dans la nuit ; le sol étant entièrement soulevé par des forces volcaniques, qui le faisait s'élevait en maint Endroit, jusqu'à ce qu'il céda ; les contrées furent alors séparées les unes des autres, puis dispersés ; n'ayant pu résister à ces terribles convulsions, elle s'enfoncèrent entraînant avec elle 64 millions d'habitants. Ceci se passait huit milles soixante ans avant la composition de ce livre. »
Mais nous avons maintenant consacré assez de place à l'exposition de ces fragments de preuve - plus ou moins convaincante - que le monde possède jusqu'à présent.
Les personnes désireuses de poursuivre les recherches sur ce sujet devront se reporter aux différents ouvrages mentionnés ou cités plus haut.
À présent nous devons traiter le sujet en lui-même. Les faits recueillis dans cet ouvrage sont empruntés à des documents contemporains qui se sont accumulés est transmis à travers les âges et ne repose aucunement sur des suppositions ou des conjonctures. L'auteur a pu ne pas comprendre complètement les faits et par la même il les a peut-être parfois inexactement rapportés ; mais les sources originales sont ouvertes aux personnes compétentes ; et celles qui désirent se soumettre à la discipline nécessaire peuvent obtenir le pouvoir de contrôler et de vérifier.
Mais si tous les clichés occultes enregistrés étaient ouverts à notre investigation, on comprendrait combien succincte serait forcément une exquise qui chercherait à résumer dans cette page d'histoire des races et des nations, comprenant pour le moins plusieurs centaines de mille ans. Cependant quelques détails à ce sujet - paraîtront nouveaux et par la même intéressant pour le monde en général.
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