"J'étais avec mes amis sur ma terrasse, tout le monde a vu la même chose." Il est 22h15 à Saint-Saturnin-lès-Apt, dans la nuit de vendredi à samedi. Tous, tournés vers les monts du Lubéron.
"Ces lumières, à l'horizontal pendant quelques secondes, n'émettent aucun bruit. C'est le silence complet. Elles se démultiplient, puis deux paraissent se détacher. Elles continuent de descendre pour s'enfuir vers l'ouest, en direction de Gordes. En une seconde elles disparaissent. Il reste quatre lumières symétriquement les unes à côté des autres." Elles se fondent au noir de la nuit. Chacun reprend son souffle. Robert cherche encore les points lumineux avec son caméscope, il zoome au maximum, règle la netteté de l'image.
"Les quatre lueurs, toujours parfaitement immobiles sont revenues. Brusquement. Sans aucun son. Puis la formation semble bouger. Elle adopte un angle à 30ºC. Les lumières se dédoublent dans le ciel, l'inclinaison est de plus en plus forte pour devenir horizontale, il n'y a plus six lumières, mais douze légèrement au-dessus Mourre Nègre dont certaines invisibles à l'oeil nu. La "constellation" prend la forme très claire d'un parallélépipède rectangle." Voilà 10 minutes que Robert et ses amis observent avec fascination le mouvement.
"Tout à coup, le rectangle s'estompe et disparaît". Au-dessus de Gargas, estimées à 5 kilomètres devant eux, "au bout de cinq minutes, tout à coup, les lumières réapparaissent, dans la même direction. Encore à l'horizontale. Les quatre lumières sont fixes, une lumière clignote sur la gauche de la formation. Toutes s'inclinent, elles se dérobent, et plus rien". Il est 22h35, Robert n'est "pas inquiet" malgré la scène dont il est le privilégié témoin: "Ça m'excite et m'intéresse vraiment" au contraire.