Domicilié depuis dix ans dans une petite maison à Saint-Julien-l'Ars, le sexagénaire revendique un travail « sérieux » sur un sujet « complexe » et « énigmatique ». « Je n'y comprends pas plus qu'un autre. Ce qui m'intéresse, justement, c'est d'écouter tous ces gens qui rapportent des choses qu'ils n'expliquent pas... »
Pour lui, l'ufologie est victime, depuis 40 ans, d'un « déboulonnage systématique » par « tous ces gens qui affirment tête baissée : '' Ce que les témoins racontent, c'est des âneries ''... Quand trois, cinq, dix témoins normalement constitués, qui ne se sont jamais vus et qui ne se sont pas concertés, vous décrivent un même fait, doit-on les considérer tous comme des fous ? »
Joël Mesnard se dit aussi victime de « ceux qui vendent des salades », citant par exemple « ces émissions de télé où un type raconte qu'il a été 50 fois sur la planète pétaouchnok. »
« Au milieu de ça, il y a ceux qui s'en tiennent à des faits... Et qui n'intéressent personne. Parce que le grand public, ce qu'il attend, ce sont les délires ou les dénégations. »
Quand on lui demande comment il définit un Ovni, l'ufologue va chercher dans son bureau la grande étude statistique qu'il a réalisée au milieu des années 90, sur l'évolution du phénomène Ovni dans le monde entre 1947
et 1994 ; une étude faite à partir de 5.600 cas « crédibles » (au moins deux témoins bien distincts).